
Grande bouteille, digeste, subtile, une bouteille que l'on ne regrette pas d'ouvrir afin d'attendre les autres terroirs 10 ans.
Plaisir des vieux vins, dégustation prestige Orléans, vins naturels, économie du vin.

Enivrement, exaltation, détente pour une soirée dégustation exceptionnelle.
Une série sublime de vins tous servis à table avec des mets simples : langoustines grillées au beurre de curry, jambon persillé et côte de bœuf au feu de bois.
Deux champagnes d’introduction, un Brut Ruinart très apéritif mais un peu dosé et un Avize 1976 de Fallet Prevostat sur des notes oxydatives nobles, avec une fraîcheur encore présente.
Les 2 blancs qui suivent s’opposent : le Chablis Grand Valmur 1990 de chez Raveneau affiche une fraîcheur étonnante pour le millésime, superbe bouteille. Quant au Pape Clément 1992 avec des notes encore très vanilles affiche une bouche d’une grande matière, il déroute mais retient l’attention.
Les 3 rouges qui vont suivre sont des Bourgognes 2005 accompagnés par le jambon :
Le Chassagne Montrachet 2005 de chez Ramonet est un grand générique dans une petite appellation avec des notes de roses poivrées.
L’Echezeaux 2005 de chez Confuron-Gindre est plus stricte avec une certaine rigidité, une bouteille à découvrir dans 15 ans.
L’Echezeaux 2005 du Domaine de La Romanée Conti surprend par sa subtilité, une bombe de sensualité, étonnante pour un millésime si riche, un vin génial.
La côte de Bœuf sera accompagnée de trois Bordeaux :
Un Château Lafite 1999, fin et délicieux à boire en ce moment.
Un Château Carbonnieux 1975, un peu fatigué.
Un Château Brane Cantenac 1949 avec des notes de morilles fraîches et de cuir, un flacon collection qui mérite une belle note.
Le dessert va être escorté par un grand Sauternes, le Château La Tour Blanche 2001 et 1947 :
Le 2001 est exceptionnel avec son nez d’agrumes confits et de tarte au citron et son acidité tranchante.
Le 1947 lui donne la réponse avec son nez de caramel au lait, ils rivalisent de fraîcheur.
Enfin pour finir, Vouvray l’emporte-t-il contre Sauternes ? Pourquoi vouloir comparer des vins incomparables ? Pour le plaisir de boire un Huet, Haut Lieu 1947 et finir en apothéose.
Domaine Confuron-Gindre, Vosne-Romanée 1er Cru, Les Brulées 2005. Une découverte issue d'une lecture du magazine la Bourgogne Aujourd'hui lors d'un voyage en 2007 pour aller chercher l'allocation du Domaine de la Romanée Conti. Les vins m'avaient beaucoup enthousiasmé en dégustation au domaine, redécouvrir une cuvée aujourd'hui confirme mes bonnes impressions. Un superbe rapport Qualité/Prix.
Domaine V. Pinard, Sancerre, Charlouise 2000. Le vin a totalement absorbé son élevage et se révèle d'une grande finesse. A boire et c'est délicieux.
Jeff Carrel, Morillon blanc 2005, Vin de pays de l'Aude 100 % Chardonnay dans un style oxydatif. Déséquilibré, marqué par l'alcool et différentes notes chaudes (caramel, raisins secs...). Je n'aime pas !!!
Une série de trois vins blancs délicieux: L'Anjou, les Fourchades 2001 de Marc Angeli offre un petit nez mais une très grande matière en bouche avec de l'équilibre.



La dégustation nous a emmené vers des vins d’origine diverse, très typés et marqués par des conditions climatiques extrêmes. Souvent corsés et tanniques, les vins de cette région ne correspondent habituellement pas à mes goûts avec des notes animales trop prononcées, toutefois les vins peuvent trouver un équilibre subtil avec le vieillissement et la dégustation réalisée en témoigne.
Vin à la personnalité particulière, bordelais et provençal à la fois, le Domaine de Trévallon 1995 affiche le nez le plus noble de la soirée : des notes rôties, de truffe noire, de cassis. Soyeux et fin en bouche, sa finale reste cependant un peu courte.
Le Château Simone 2000 à la robe peu colorée joue avec beaucoup d’élégance sur sa finesse aromatique, fidèle à son style ce n’est pas un grand vin comme peut l’être la cuvée en blanc.
La série qui va suivre confirme le statut des grands vins de Bandol :
Le Château Pibarnon 2001 remarquable de puissance est trop riche pour le moment, seul son alcool et ses tannins dominent.
Le Pibarnon 1990 affiche une évolution superbe sur les fruits mûrs (pruneau, figues). Ample et moelleux en bouche, je pense qu’il a atteint son apogée.
Le Château Pradeaux 1985 est enfin ouvert ! goudron, tabac, fruits noirs ouvre le nez. La bouche est équilibrée, épicée et fraîche. Une bouteille très agréable
La cuvée du Domaine Tempier 1989 est une bouteille un peu usée, la robe est légèrement tuilée et le nez n’est pas totalement net.


Œuf en meurette
Un plat que j’adore, traditionnel de nos brasseries.
Le choix du vin : je l’aime soit avec un cabernet franc un Saumur Champigny ou une cuvée du Rhône à dominante de Syrah.
Ma recette pour 2 personnes :
Dorer au beurre 4 tranches de pain brioché.
Faire cuire en fine lamelle des champignons de Paris et la poitrine de porc demi-sel découpée en lardons.
Faire cuire le vin environ 50 cl pendant 30 mn avec 1 ou 2 morceaux de sucre (ici le reste de 2 bouteilles : un Saint Joseph de chez Dard et Ribo et un Croze-Hermitage).
Plonger les 4 œufs dans le vin bouillant pendant 3 à 4 mn, les retirer avec une passoire et les poser sur les tranches de pain.
Pour la sauce, ajouter la farine et le beurre et mettre le vin de cuisson, faire épaissir légèrement la sauce, bien la poivrer.
Le plat est prêt.
Ce soir, j’ai terminé une bouteille de Grange des Pères dégustée à l’aveugle la veille. C’est très bon.

Un plat qui renforce la douceur des noix de Saint Jacques dans un registre iodé et sucré.

Sur cette viande blanche, nous avons fait la découverte du Château Angelus 1990. Un vin fondu, poivré, truffé, d’une grande élégance, il confirme son rang actuel de 1er grand cru Classé.
Le Châteauneuf-du-Pape Rayas 1990 est un vin en dentelle, puissant et émouvant. Une longueur sublime devant ce vin fumé, poivré aux notes de kirsch.
Un vieux Comté et une découverte du Loir-et-Cher, la cuvée Evidence 2003 de Claude Courtois. Une vendange tardive de Menu Pineau franc de pied, élevé dans un style oxydatif.

Vosne Romanée, Les Suchots 2003, Domaine Prieure Roch.
Style inimitable, puissance du millésime, pureté du fruit à attendre encore. Une bouteille très nette d’une grande digestibilité pour le millésime.
CDP, Cuvée des Felix 2000, Domaine Bois de Boursan
Belle robe relativement claire pour un Châteauneuf-du-Pape. Nez marqué au départ par des notes animales, d’étable (réduction), il évolue après une heure de carafe sur des notes de réglisses, de kirsch. J’aime bien mais il faut l’attendre au moins 5 ans.
Saumur, Clos Rougeard Breze 2000.
Superbe d’intensité, nez d’une belle pureté. La bouche est tonique avec une belle acidité. On peut boire et c’est très bon.

Sancerre, Chavignol, Cul de Beaujeu 1995, Gérard Boulay.
Miel, humus, truffe blanche. Grande complexité pour un vin à son apogée. Un grand domaine, trop méconnu.

Puligny Montrachet 1999, Domaine Carillon
Un peu léger en bouche, il manque d’acidité et de gras. Agréable mais je reste déçu.

Pessac-Leognan, Haut Brion Blanc 1994
Avec une dominante de sémillon, le vin est une réelle surprise avec sa fraîcheur anisée, miellée, ses notes de pain grillé et son gras en bouche. Sans être exceptionnel, il s’agit d’une bonne bouteille. Je ne suis cependant pas convaincu par un prix proche d’un grand cru bourguignon.
Volnay Santenots 2001, Domaine Roblet Monnot
Un vin dans un style que j’adore, finesse et élégance. Prix parfait autour de 20 euros.



Enthousiasme, Philippe tient avec ses 2007 de très beaux vins (sec et demi-sec). Au niveau des millésimes 2000 et surtout du grand 2002.
J’ai adoré son sec dégusté à la barrique avec moins de 3 g de résiduel. Composé de 4 lots, l’ensemble sera assemblé pour ne faire qu’un dans quelques mois. Le premier lot très typé sauvignon affirme un coté floral et agrumes (pamplemousse), les 3 autres lots évoquent un vin d’une grande minéralité, je me suis cru à chablis en dégustant une Preuse 2006 de chez Dauvissat.

Redécouvrir l’un des plus beaux vins blancs français, le concurrent d’un grand Montrachet. Le clos de Monsieur Noly 1996 rentre parmi mes vins préférés : acidité et fraîcheur de la bouche, longueur phénoménale et un nez fait d’épices, de caramel au beurre, d’agrumes confits …
Le 2004 est aussi de très bon niveau même sur la cuvée simple de Pouilly-Fuissé.

2 belles bouteilles de Syrah. L’une aboutie avec le vin de table Mazière (Labouygues) qui dans un registre d’évolution prononcée se comporte bien (j’ai un doute sur le millésime 2000 ou 2001). Le St Jo 2005 de chez Dard et Ribo est une véritable bombe à garder sans
problème.
Boire une bouteille de JM Labouygues (à Padern) me fait penser à sa cuvée Noble Toqué. Ce Vin de Table issu de raisins de grenache botrytisés qui a ensuite été élevé sous voile pendant 10 ans. Il en ressort un vin multi dimensionnel, un grand liquoreux très équilibré avec des notes fines de marc de raisin, de raisins de Corinthe, de poire et d’agrumes.

L’année 2008 se devait de commencer en fanfare. La conception de ce dîner remonte à plus d’un an car l’organisateur souhaitait déguster des vins rares difficiles à trouver sur le marché.
Tout commence par la liste désirée des châteaux ou domaines fournit par ce passionné des vieux millésimes. Celui-ci m’avait laissé le choix dans le millésime qui se devait d’être antérieur à 1970 pour les rouges et 1990 pour les blancs. Un beau défi et surtout un grand plaisir à rechercher ces grands crus.
En apéritif, nous avons commencé par un vin somptueux, le Krug 1990. Ce vin caractérise pour moi un grand champagne avec une légère oxydation. Ses notes de pain d’épices, de zestes d’agrumes, d’épices (curry) et de pralin en fond une bouteille de gastronomie. Les langoustines dorées au beurre avec une touche de citronnelles et vanille servies en brochettes signent un accord réussi.
Le Salon 1983 nous transporte plus loin. Lui aussi marqué par une légère oxydation avec sa couleur d’or, il évoque la pureté d’un grand chardonnay : noisettes, zestes d’oranges, crème au beurre. En bouche, c’est son caractère miellé et ses notes de truffes qui l’emportent.
Lire le blog du champagne Salon : www.blog.salondelamotte.com
Homard, lotte et saint Jacques miel et safran
L’Hermitage blanc de chez Chave 1989 dégage un parfum captivant de notes torréfiées, d’amandes grillées, de résine de pin et de miel. Il joue sur le registre de la puissance et s’accorde parfaitement avec la sauce safranée. L’accord est harmonieux même s’il manque un peu d’acidité et de longueur en bouche.
Ris de veau grillés, sauce aux truffes et patates douces.
Je recherché des vieux vins avec des notes truffées au premier nez. De ces 2 vins, il en ressort finalement une seule constante : la rose puis des notes de cuire pour le bourgogne et un fumé magnifique pour la Mission.
J’adore les vieux vins et ces 2 bouteilles seront un grand souvenir de dégustation : Beaune, Vignes de l’enfant Jésus 1947 / Mission Haut Brion 1943
Les 2 vins en ressortent grandis avec le plat, les ris de veau sont doux et croquants et la sauce aux truffes équilibre le plat.
Un très grand repas pour commencer l’année à Orléans
Je viens d’ouvrir à midi 2 bouteilles de ce domaine où j’ai réalisé mes premières dégustations.
La Cuvée Tradition 2002 est une très belle réussite avec des notes de citronnelles, de tilleul et de fruits mûrs. La cuvée de Derronnières 2003 est bien équilibrée par une belle acidité, c’est un « petit moelleux » très agréable avec une matière dense.

Des vins de soif : le St joseph de Printemps 2006 de chez Dard et Ribo avec un peu de gaz carbonique évoque la fraîcheur du cépage et la cuvée Syrah 2005 de chez Souhaut affiche une belle réussite pour moins de 10 euros.
Des coups de cœur : Le riesling de chez Binner 1996 avec ses notes de truffe blanche, des senteurs de citron confit et un caractère sec, procure beaucoup de plaisir.
able découverte.
Les vins de chez De Moor sont encore magnifiques. Je viens de recevoir mes 2005 et c’est un pur bonheur. Je recommande le style de ces vins très minéraux. Je classe ce domaine juste en dessous de chez Dauvissat.