02 janvier 2008

Soirée Vouvray du 30 décembre

Depuis maintenant 4 ans nous avons pris l’habitude de finir l’année avec une soirée à Vouvray. Cela commence par la découverte des flacons apportés et cela se termine par un repas gastronomique au Grand Vatel.


Quelques commentaires sur mes vins préférés en dégustation de cette soirée:


Le Chablis de Dauvissat, Les Preuses 2002 est un exemple typique d’un grand vin, d’une grande pureté, déjà sublime et il se révélera dans les 10 ans. Le Grand Cru Blanchot 2000 de chez Raveneau joue dans un registre différent, le style de ces 2 domaines diffère. Il évoque plus un grand Bourgogne de Puligny ou Chassagne (un Chassagne-Montrachet de chez Ramonet dégusté récemment évoquait les même notes aromatiques). Il n’en reste pas moins d’une grande complexité avec ses notes de pollen, de craie et de miel.

Un le Riesling Grasberg 1996 de chez Deiss, très droit mais présentant un peu trop de sucre résiduel à mon goût. Dans un registre très pétrolé avec des notes de tisanes (limonade) et de fruits jaunes, il rentre dans les grands Riesling mais reste moins long que les 2 chablis dégustés précédemment.


Le Vosne Romanée Suchot 1995 du Domaine Prieure Roch est la plus grande bouteille de la soirée avec des notes de cuire fin et d’épices. On annonce au départ un vin du Domaine, tellement ce flacon est une réussite sans les notes de rose fanée parfois typique du domaine. Le Vosne Romanée 1949 d’un vigneron inconnu, mise probable du négoce est une très belle bouteille qui évoque la chaleur du millésime, avec des notes de chocolat et de cerise confiturée.


Les autres vins dégustés (tout simplement bons ou décevants) : Le Saint Emilion, La Couspaude 1998 est en décalage total avec la série dégustée, d’un autre style qui n’est pas le notre. Le Château Gazin 1970 me plait bien même s’il présente des notes de terre et de végétale. Le Corton Les Bressandes du Domaine Comte Senard 1990 est atypique mais d’une surprenante jeunesse (méthode Acad ?). Le Cul de Beaujeu 1996 de chez Boulay est totalement oxydée. Enfin, le vin de Table d’Ardèche de chez Souhaut Saint Epine est une syrah fraîche mais qui manque de complexité.


A table au Grand Vatel :


Une grande série de vins de chez Huet :


Le Huet 1990, Clos du Bourg 1ère Trie est une grande réussite sans les signes oxydatifs du Haut Lieu 1990 dégusté à Noël.


Puis pour finir deux millésimes du Château Palmer, le 1982 se montre décevant et léger. Je suis un peu fatigué pour dégusté le 1970 qui est habituellement une réussite, au nez il présente beaucoup d’énergie.

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