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18 février 2013

Vente aux enchères à Londres, très timide début d'année


La vente aux enchères de Bonhams à Londres le 14 février a vu un quart de ses lots invendus y compris les 12 bouteilles de Romanée-Conti Grand 1988 (estimation entre 110 000 $ et 140 000 $). La même série avait été vendue à Hong Kong à 135 100 $ en novembre 2012.
Une caisse de 12 bouteilles de Château Cheval Blanc 1982 a été vendue à l'estimation basse soit 6 100 $ (soit environ 390 euros la bouteille quand Idealwine la côte 590 euros).
Le Mathusalem de Champagne Cristal Roederer 1990 n'a pas trouvé un acheteur. Par contre, 12 bouteilles d'Hermitage La Chapelle 1978 sont parties à la fourchette haute à 790 euros la bouteille.



Nobles crus, fin de polémique

Après la polémique suscitée suite à l'analyse controversée du belge J. Walravens, le fonds nobles crus essaye de tourner la page. Mon article sur le bilan 2012 du marché du vin donne raison au fonds même s'il subsiste à mon sens des questions sur "LA BONNE" méthode de valorisation des actifs.

Malheureusement comme je le prédisais dans mon article du 10 novembre 2012, Nobles Crus a connu une décollecte de l'ordre de 20 M€ (passant de 120 M€ à 102 M€ en décembre 2012), mais l'érosion semble stabilisée.

Dans un article du Luxemburger Wort du 9 février 2013, Michel Tamisier (cofondateur du fonds Nobles Crus) parle de ce sujet de valorisation et revient sur la crise que le fonds a traversé:

"On nous a accusés de valoriser des vins à des prix qui sont trop élevés. Mais le problème c'est qu'on ne parle pas des mêmes vins. Le Liv-ex est composé à plus de 90% de vins de Bordeaux alors que notre fonds possède plus de 50 % de vins de Bourgogne. Leur plus vieux vin date de 1989 alors que 30 % de nos bouteilles datent d'avant '89. Enfin, seulement 18% de nos vins sont représentés dans cet indice"

J'aime bien la conclusion de l'interview sur l'idée d'un stress test grandeur nature qui montre la résistance du produit :
"Nous avons entamé une phase de reconstruction. Cet épisode a été un stress test qui quelque part montre que notre système marche et que la conception du produit est solide. Nous avons surmonté les obstacles, remboursé les clients qui souhaitaient sortir et vendu des bouteilles dans de bonnes conditions. Et comme le dit le dicton: tout ce qui ne vous tue pas vous rend plus fort" 



16 février 2013

Vente aux enchères de vin 2013, Jayer reste la star en ce début d'année


Après la vente d'une partie de la cave de la ville de Dijon en janvier 2013, où une bouteille de Cros Parentoux 1999 est partie à 4 800 euros à un acheteur chinois, la vente de Chicago affiche de très beaux résultats.
1990 Vosne-Romanée, Cros Parantoux, Henri Jayer (12 bts) (est. 70,000-110,000 $) vendues 113 525 $. Soit environ 7 000 euros la bouteille.
1990 Domaine de la Romanée-Conti Assortiment (12 bts) (est. 35,000-55,000 $) 41 825 $, soit une moyenne de 2 620 euros la bouteille
1996 La Tâche, Domaine de la Romanée-Conti (12 bts) (est. 16,000-24,000 $) $ 23,900, soit environ 1 500 euros la bouteille.
2009 Montrachet, Domaine de la Romanée-Conti (6 bts) (est. 16,000-24,000 $) 20 315 $, soit  2 500 euros la bouteille.

Les prix sont sur réalistes pour le Cros Parentoux, qui est incontestablement un mythe. J'adore l'histoire de cette parcelle entre les richebourg de Gros et du DRC. Avant Jayer ce terroir était une friche dominant les grands crus de Vosne, un terroir à topinambour après la guerre mais surtout un terroir de pierre que Jayer a cassé la dynamite, un travail de titan.


08 février 2013

Marché du vin : à la conquête du vignoble chinois

Selon une étude du cabinet IWSR (International Wine and Spirit Research), l'empire du milieu sera en 2016, le sixième pays producteur au monde, le troisième importateur et deuxième consommateur en valeur. J'y vois deux conséquences néfastes pour les vins français. En effet, en devenant producteur, les consommateurs chinois vont se tourner sur la consommation de produit "made in china" au détriment de nos vins moyenne gamme (les "petits" Bordeaux vont avoir encore plus de difficultés, tout comme toutes les régions de France très tournées vers l'export).

L'autre conséquence sera la hausse des prix des vins de prestige et notamment des grands crus de la Bourgogne (aux quantités très réduites) car l'accroissement des richesses des plus riches est exponentiel.

Beaucoup de groupes comme Pernod Ricard sont présents dans la conquête du vignoble chinois. Le groupe LVMH (Dom Perignon, Yquem ...) va d'ailleurs jouer sur les 2 tableaux (production intérieure et exportation) ; il va planter un vignoble d'une trentaine d'hectares à Yunnan (un vignoble d'altitude à 2400 m, au sud-ouest de la Chine) et rejoindra ainsi les Domaines Baron de Rothschild qui avait investi en 2009 dans un vignoble de 25 ha sur la péninsule de Shandong, à l'est du pays.

07 janvier 2013

Marché du vin en 2012 la Bourgogne grande gagnante !


L'indice Idealwine (enchères en France) affiche une évolution bien contrastée à celle de l'indice Liv Ex (indice Anglo-saxon), avec une croissance de + 18,95 %, contre une baisse de 9,6 % pour le Liv Ex 100.

La raison de cette différence est principalement liée à la pondération de la Bourgogne dans le fonds. En effet, la Bourgogne a pris la 1ère place du marché avec + 33 % de hausse sur 1 an pour le Idealwine Bourgogne  Le marché bourguignon est devenu très spéculatif en atteste les prix en hausse moyenne d'environ 50 % pendant les ventes des Hospices de Beaune.

La Bourgogne a le vent en poupe dans les ventes aux enchères françaises alors que le Bordelais pleure et traverse une crise surtout sur les millésimes moyens. Les vins du DRC, Jayer, Raveneau, ... poursuivent leur ascension au sommet tirés par une demande insatiable des asiatiques. C'est tous les domaines qui profitent de cette nouvelle spéculation (Roumier, Armand Rousseau, Coche Dury, Clos de Tart, Leflaive, Comtes Lafon, Meo Camuzet ...) et le mouvement devrait se poursuivre (en effet, les faibles volumes des derniers millésimes et la rareté des crus vont contribuer à entretenir cette tendance),
Les vins de la Vallée du Rhône vont pas mal du tout, moins spéculatif mais la performance reste honorable et constante.
En synthèse : la clientèle asiatique n'achète plus les châteaux de Bordeaux à n'importe quel prix. la Bourgogne connaît des heures de gloire et je prédis une évolution similaire en 2013, le Rhône (avec les CDP de Rayas et Clos des Papes, Hermitage de Chave, Côte-Roties de Gerin, Jamet ou Guigal...) devrait être d'évolution positive mais raisonnable sauf quand les cuvées sont rares (Château Grillet, Cuvée Cathelin Chave, Hommage Perrin Beaucastel, ...)
Malheureusement, la hausse des prix concerne toutes les cuvées que j'adore en Bourgogne (Clos des Lambrays, Volnay de Lafarge, Anne Gros, Domaine Ramonet ...) et dans le Rhône (Côte Brune de Jamet). Je préférais quand les asiatiques se passionnaient pour les Carruades De Lafite à 300 euros la bouteille !!! 


2012, une année difficile pour le liv ex

31 décembre 2012

Lafite, la chute des prix est-elle finie ?

L'AMF alerte sur les produits financiers atypiques (placement dans le vin)


L'Autorité des marchés financiers émet une alerte sur les risques que présentent les placements non financiers comme les manuscrits, les oeuvres d'art, le vin, les timbres, les montres qui ne sont pas soumis à la même réglementation ni aux mêmes contrôles que les produis financiers.
Ci-dessous le communiqué de presse du 12 décembre 2012 :
"L'AMF met en garde le public sur les placements atypiques proposés aux épargnants dans des secteurs aussi divers que les lettres et manuscrits, les œuvres d'art, les panneaux solaires, les timbres, le vin, les diamants ou autres secteurs de niche. L'AMF rappelle aux épargnants que ces secteurs ne sont pas soumis à la règlementation protectrice des instruments financiers. Cela signifie notamment que les documents commerciaux établis par la société ne sont pas examinés par l'AMF.
En raison de la faiblesse actuelle des taux d'intérêts, les épargnants sont de plus en plus incités d'investir leur épargne dans d'autres types de placements que les placements financiers traditionnels.
L'AMF a ainsi pu constater le développement d'offres émanant d'acteurs qui proposent des investissements, aux rendements annoncés flatteurs, dans des secteurs aussi divers que les lettres et manuscrits, les œuvres d'art, les panneaux solaires, les timbres, le vin, les diamants ou autres secteurs de niche.
L'AMF souhaite rappeler aux épargnants que ces secteurs ne sont pas soumis à la règlementation protectrice des instruments financiers. Si le produit proposé n'est pas régulé par l'AMF, alors les documents commerciaux établis par la société ne seront pas examinés par l'AMF. En cas de problème, les recours seraient limités.
L'AMF recommande par conséquent aux épargnants d'appliquer des règles de vigilance avant tout investissement. Ces règles sont valables pour un produit financier et a fortiori pour tout produit qui ne relève pas de la sphère financière régulée : 
  • -  aucun discours commercial ne doit vous faire oublier qu'il n'existe pas de rendement élevé sans risque élevé. Tout produit affichant un rendement supérieur au taux monétaire (l'épargnant pourra aussi se référer au taux du livret A) comporte a priori un risque sensible ;
  • -  les informations communiquées par votre intermédiaire doivent être claires et compréhensibles. L'adage « n'investissez pas dans ce que vous ne comprenez pas parfaitement» vous évitera bien des déconvenues ;
    -  obtenez un socle minimal d'informations sur les sociétés ou intermédiaires qui vous proposent le produit (identité sociale, pays d'établissement, responsabilité civile, règles d'organisation, etc.) ;
  • -  posez-vous la question de savoir comment, et par qui, est réalisée la valorisation (prix d'achat ou de vente) du produit proposé ;
  • -  renseignez vous précisément sur les règles ou mécanismes mis en place qui permettent la revente du produit."



10 novembre 2012

Investir dans Nobles Crus : quelle méthode retenir pour valoriser le vin ?



The Vintage Wine Fund a reculé de 22 % en 2011 et recul de l'ordre de 5 % en 2012, le Liv ex est sa base de référence pour évaluer son stock.

Alors que le fonds Nobles Crus affiche des performances exceptionnelles avec un rendement moyen supérieur à 10 % . Ces performances ont intrigué les observateurs de marché et de multiples articles suite à une publication de journalistes (Financial Times, La Tribune) font état de doutes sur la valorisation des stocks.

Je ne souhaite par rentrer dans la polémique (un excellent article : http://www.levif.be/info/actualite/economie/nobles-crus-in-vino-satanas/article-4000186957834.htm), mais je pose un problème général et évident de valorisation pour tous ces nouveaux actifs financiarisés par des fonds exotiques   : les voitures de collection, les œuvres d'art, les montres de collection, le vin...

En effet, il n'existe pas une place commune et unique qui servirait de référence pour la cotation des bouteilles dans les portefeuilles des fonds. Le Liv Ex est devenu une référence pour les fonds UK mais d'autres fonds utilisent leurs propres méthodes d'évaluation. D'ailleurs, le Liv ex peut lui aussi être contestable car au regard parfois des très faibles échanges sur une cuvée, le prix retenu pourrait être artificiellement sur ou sous valorisé dans le fonds. 

L'absence de marché transforme vite un actif sans risque apparent en un actif illiquide, très difficilement échangeable et dont la valorisation théorique s'éloigne grandement de sa valeur dans le marché. La juste valeur de l'actif devient dès lors extrêmement volatile et difficilement déterminable. Malheureusement pour le vin, la juste valeur sera toujours difficile à déterminer sauf si une plateforme mondiale était créée et nous en sommes loin.

Une menace réelle pèse donc sur Nobles Crus. En effet, la panique des investisseurs suite à cette rumeur de manipulation des cours pourrait être très dommageable pour le fonds.  La rencontre de l'offre et de la demande n'étant pas facilité dans le marché, le risque est une chute très forte du fonds si de multiples investisseurs souhaitaient sortir en même temps et récupérer leur cash avec encore une bonne plus value (il ne faut pas oublier que désormais le fonds gère plus de 100 m€ d'actifs). Je comprends qu'Elite Advisers (société de gestion de Nobles Crus)  publie une contre argumentation qui tient la route mais le mal est fait dans un environnement déjà enclin aux escroqueries du monde financier.



09 novembre 2012

Chute des vins, une baisse très marquée pour les 1er cru classés




Le Liv Ex publie un graphique très intéressant.

Dans quelles proportions les stars de bordeaux ont-elles chuté depuis la récession du marché ? Le graph, ci-dessus, montre la perte en pourcentage pour les millésimes 2000-2008, comparant les plus forts prix observés sur le marché et son prix d'octobre 2012.

Plus de 80 % des prix les plus hauts constatés se situent entre décembre 2010 et juin 2011.

La différence avec les cours actuels est frappante. La plupart ont affiché une baisse de plus de 30 % et la baisse moyenne est de 34 %.
Mouton Rothschild 2000 est le seul à moins de 20 % d'écart.
Lafite est la château qui affiche les plus grandes différences avec de 40,6 % en moyenne.

Pour faire simple, l'acheteur de Lafite Rothschild 2008 en février 2011 a perdu plus de 50 % de sa valeur par rapport aux cours actuels. 


31 octobre 2012

La résistance exceptionnelle des vins du Domaine de La Romanée Conti

Si l'indice Liv-ex 50 corrige sérieusement, les vins du DRC continuent de croître avec une performance de 10 % sur 1 an.
Une niche exceptionnelle dans ce marché déjà très particulier.

Chute des prix

Dans un marché chahuté, les prix du vin ont affiché une insolente stabilité (avec des cours de folie pour les "super" bordeaux) jusqu'en juin 2011. Depuis, on assiste à une forte correction surtout à Bordeaux (Lafite en premier) et on retrouve le marché du vin (Liv-ex 100) sur un niveau de performance proche des indices boursiers.

05 mars 2012

Marché du vin en 2012, mon analyse

La correction entre juillet 2011 et janvier 2012 a été violente, toutefois le marché semble vouloir reprendre, comme les bourses mondiales.
Je suis toujours surpris pas ces excès d'optimisme ou de pessimisme, qui viennent suralimenter dans un sens ou un autre les opérations. Je suis convaincu que le marché chinois est un eldorado mais pas à n'importe quel prix. Les millésimes récents de bordeaux vont souffrir et nous n'avons vu que la partie haute de l'iceberg, je m'attends à une nouvelle correction du marché bordelais de 30 % au minimum. Il faut corriger les excès et les mauvaises nouvelles du continent asiatique viennent amplifier le phénomène.
Bien évidement, comme dans tout marché, des niches à fort potentiel existent. Il s'agit fondamentalement du domaine Leroy (ou Auvenay) et des vins du DRC. Mais également des vieux millésimes ou des millésimes exceptionnels de domaine prestigieux.
Je citerai :
Les grands bordeaux des millésimes 1961 et 1982 ; 1945 pourquoi pas ? Antérieurement c'est prendre un risque.
Quelques Yquem (1967 par exemple) ou la trilogie 1988/1989/1990 pour laquelle on trouve les vins à moins de 300 euros (placement long terme) ;
Les vins de domaine Rousseau, Roumier, de chez Cécile Tremblay (ces vins sont exceptionnels et deviendront très rares, toutefois personnellement je vais tout boire) ;
Je ne pense pas que les bourgognes blancs soient un bon placement de long terme : Leflaive, Raveneau, Roulot ... Il faut les boire et les avoir dans sa cave ;
Je pense que les vins d'Henri Jayer sont trop spéculatifs et trop hauts, ils consolideront ;
Quelques vins du Rhône : hermitage cuvée Cathelin de chez Chave, les crus de chez Guigal, Rayas 1978, 1990 ou 1995 ;
Et les grands vins de la Champagne : Krug, Salon, Bollinger RD. Les 3 domaines les plus à potentiel sur le LT. La cuvée Dom Perignon ne présente pas pour moi un caractère de placement à LT, tout comme les vins de Selosse (certes onéreux et spéculatifs à l'achat mais à 10 ans ou 15 ans...). J'ai dans ma cave des cuvée Winston Churchill, des Egly Ouriet, Jacquesson, idem sur le LT, les perspectives de rentabilité sont faibles même si c'est absolument délicieux ;

La Loire, je ne crois pas aux stars régionales : Cotat, Dagueneau, Foucault, Huet, Foreau ...
Je ne parle pas de l'Alsace même s'il y a des perles magnifiques en dégustation.

À bientôt pour d'autres informations de marché

03 mars 2012

Résistance des millésimes, 2009 gagnant et 2003 grand perdant

Le millésime 2009 a affiché une très bonne résistance à la crise qui touche le marché du vin depuis 2011. Pour rappel, celui-ci a en moyenne baissé de plus de 20 %.
Le millésime 2003 a rapidement chuté pour affiché un - 26 % en 8 mois.
Depuis janvier, le marché souhaite reprendre, tout comme les principales places boursières mais le 2003 stagne.
Mon avis reste que la correction n'est pas terminé et je crois profondément à 2 millésimes sur le long terme:

Le 2009 pour son caractère réellement fantastique (comme un 1982 ou 1961);
Le 2000 pour ses excellentes qualités et qu'il représente le tournant d'un siècle. À long terme, il suffit de regarder la côte du millésime 1900.

22 janvier 2012

Métier d'avenir : banque du vin


La hausse des prix du vin et la difficulté à conserver les bouteilles dans les grandes villes vont faire émerger des sociétés offrant des caves "coffre-fort".

Comme une banque, ces sociétés vont offrir la sécurité du stockage, la qualité du stockage (car il est difficile d'obtenir en centre ville des caves répondant aux conditions idéales de stockage avec le risque croissant d’effraction) et des services associés à plus forte VA (livre de cave, maintenance, livraison à domicile, conseil, organisation d'événement).

J'aime beaucoup la présentation de la société La Cave à Paris, son site La Cave (Paris et Lyon) donne le concept auquel je crois.

Vous avez aussi un article sur Idealwine : La Cave "Placement de vos vins"

Je n'ai rien trouver à Marseille, l'idée est probablement déjà dans la tête de quelqu'un ? A regarder.

Le concept est-il rentable dans une ville de moindre taille comme Nantes, Lille ..., je pense qu'il faut regarder couplé avec un concept de caviste ou bar à vins culturel ...

16 janvier 2012

Château Lafite, débâcle ?


Comparer la hausse de ce château à la bulle spéculative internet des années 2000, est-il possible ? Faut-il craindre le même krach que ces valeurs des nouvelles technologies, qui pour beaucoup n'existent plus aujourd'hui. Je n'y crois pas, car le Château Lafite ne va pas disparaître, il est devenu avec certitude un produit de luxe et unique (malgré une production de 15 à 20 000 caisses /an). Ce vin joue dans la même catégorie de ces produits qui valent de l'or, comme une BUGATTI 1937 (proche de 20 M€) ou une montre A.LANGE & SÖHNE (environ 30 000 € pour une Lange 1 Classique, que je trouve superbe)


La correction est la conséquence d'une prise de conscience du marché chinois qui s'analyse sur 3 aspects :
- l'ouverture des chinois à la diversité des vins français et mondiaux. C'est un retour à la raison du consommateur chinois qui s'ouvre aux autres appellations, d'autres stars du vin vont naître: les châteaux Beychevelle, Duhart Milon, Latour,ou les bourgognes de Roumier, Dujac, Leflaive ...

- La contrefaçon menace fortement le Château et risque de tuer la réputation de ce château en Asie (70 % des bouteilles vendues en Chine seraient contrefaites)

- La crise de la dette européenne a libéré des stocks sur le marché et des fonds spéculatifs (et oui, il existe des mécanismes d'effet de levier dans le monde du vin) ont vendu avec hâte en septembre 2011 conduisant à une chute rapide du marché (comme l'écrit très bien la note de septembre du Vintage Wine Fund).

Je pense qu'il est inconscient d'acheter à 1 219 euros TTC la bouteille de primeur 2010 ou 1 698 euros TTC le millésime 2009 en primeur (prix du site www.millesimes.com). Je me souviens avoir acheter en primeur à 210 Euros, les bouteilles du millésime 2000 et c'était déjà une folie et d'avoir trouver le millésime 1999 chez Leclerc à 120 euros TTC. Je pense que le vin reviendra seulement dans une fourchette comprise entre 400 et 600 euros et pas dans les millésimes ultra spéculatif.

08 janvier 2012

Investir dans le vin : bilan 2011


Le marché du vin a corrigé au même moment que les bourses ont plongé. On constate une réelle inversion de tendance à partir d'août avec une baisse de 22 % en 6 mois (Indice Liv ex 100) Cette correction nous ramène cependant aux prix d'août 2010. Pour l'indice exclusivement composé des crus bordelais, la chute est de 27 % (Lafite culmine en tête avec une baisse de 45 % en moyenne). Des vins ont bien résisté durant ces 6 mois : Leoville Las Cases ou Cos d'Estournel, en langage boursier on dira qu'ils ont superformé.
C'est une situation très différente à celle de 2010, où pour exemple, le Château Lafite progressé de 20 % en une nuit après avoir annoncé que les bouteilles du millésime 2008 seraient gravées d'un 8, chiffre porte bonheur chinois.
Dans cette tourmente, seules les bouteilles exceptionnelles de Bourgogne (Musigny de Roumier, DRC, Jayer, Leroy), quelques vins de la vallée du Rhône, ou Sassicaia en Italie ont continué à progresser.

06 janvier 2012

Match Bourgogne / Bordeaux : KO des bordelais




Nous avons assisté en 2011 a un mouvement totalement inversé des 2 grands marchés. La croissance de la zone Bourgogne et la correction de 15 points du marché bordelais. Avec la locomotive en Bourgogne, les vins du DRC, très nettement au dessus de la mêlée.



02 janvier 2012

Lafite, la chute commence

Il y a un an, j'anticipais la chute des prix du Château Lafite en titrant "Vendez, vendez ... Lafite !!! "
Les prix ont en 2011 bien corrigé, un désintérêt des chinois (qui ont attiré leur cash sur les vins de Bourgogne et du DRC). Quand les marchés s'emballent, ils finissent toujours par corriger. 

Quel est son potentiel de baisse pour des millésimes récents ? les excès seront-il corrigés ? j'en doute totalement et ce Château ne me sera plus jamais accessible car même s'il baisse de 50 %, il restera à plus de 500 €.

Pour Carruades de Lafite des années 2000 qui s'achetait 30 € il y a 10 ans, qui a grimpé jusqu'à 300 €, pour se négocier en ce moment 200 €, je pense que le prix ne descendra pas en dessous de 120 €. Finalement, une multiplication par 4 en 10 ans (mieux que la bourse).

source : liv-ex

16 avril 2011

Chine, tendances

Article du FT

McKinsey a publié récemment une étude très intéressante sur le marché du luxe en Chine.
Un chiffre à retenir tout d'abord, une prévision d'une hausse des dépenses dans les produits de luxe de 18 %/an. Un autre analyse estime que ce pays représentera plus de 40 % du marché en 2020.

L'étude analyse aussi le comportement des chinois et montre qu'ils ont des comportements très différents des occidentaux qui nécessitent des adaptations pour les entreprises :

Tout d'abord, les hommes achètent plus que les femmes (il y a une véritable culture du cadeau pour leurs femmes, maîtresses ou des cadeaux d'affaires) et fréquentent plus les boutiques qu'en Europe. Le Château Lafite fait parti des cadeaux de luxe les plus populaires.

D'autre part les classes moyennes achètent au delà d'une capacité d'achat raisonnable (des achats qui représentent plus de 3 mois de salaire). Cette classe moyenne a une conviction inébranlable que leurs revenus vont continuer à progresser.

L'histoire est un argument formidable pour vendre. Les châteaux bordelais ont une histoire à raconter. Formidable, les chinois adorent les histoires de famille et la tradition. La famille Rothshild, dynastie de la finance qui voit le jour en 1 744 avec la naissancee Mayer Amshel, a un extraordinaire parcours qui traverser les siècles à raconter, proche du mythe.

Cette étude ne me rassure pas sur la hausse des prix des grandes cuvées à travers le monde