22 janvier 2012

Métier d'avenir : banque du vin


La hausse des prix du vin et la difficulté à conserver les bouteilles dans les grandes villes vont faire émerger des sociétés offrant des caves "coffre-fort".

Comme une banque, ces sociétés vont offrir la sécurité du stockage, la qualité du stockage (car il est difficile d'obtenir en centre ville des caves répondant aux conditions idéales de stockage avec le risque croissant d’effraction) et des services associés à plus forte VA (livre de cave, maintenance, livraison à domicile, conseil, organisation d'événement).

J'aime beaucoup la présentation de la société La Cave à Paris, son site La Cave (Paris et Lyon) donne le concept auquel je crois.

Vous avez aussi un article sur Idealwine : La Cave "Placement de vos vins"

Je n'ai rien trouver à Marseille, l'idée est probablement déjà dans la tête de quelqu'un ? A regarder.

Le concept est-il rentable dans une ville de moindre taille comme Nantes, Lille ..., je pense qu'il faut regarder couplé avec un concept de caviste ou bar à vins culturel ...

20 janvier 2012

Champagne cristal, amour, Dom Perignon

Quelle superbe soirée avec des champagnes d'exception.
Cristal Roederer 2002 en face à face avec la cuvée amour de Deutz 2002.
Cristal est plus musclé au nez alors que l'amour est plus dans la finesse, plus subtil. En bouche, la bouteille de cristal est au dessus car plus longue, plus de matière, bulle magnifique qui excite le palais. L'amour reste une très belle bulle plus douce.
Nous changeons de siècle avec un Dom Perignon 1975. J'aime beaucoup mais c'est un style atypique qui ne fait pas l'unanimité. J'aime son nez marqué par le côté moka, pralin, ses notes de beurre et de cire. Le vin présente une bulle magnifique, une bouche corsée avec de multiples saveurs et un léger rancio.

16 janvier 2012

Champagne

On imagine la cible de cette publicité ?

En tout cas ce matin, la champagne annonçait des chiffres records pour les volumes de vente en 2011. Je suis ravi de cette excellente nouvelle.

Dans la suite, je préfère la nouvelle campagne de publicité de Moet & Chandon, très sensuelle et glamour avec Scarlett Johansson comme égérie.

Château Lafite, débâcle ?


Comparer la hausse de ce château à la bulle spéculative internet des années 2000, est-il possible ? Faut-il craindre le même krach que ces valeurs des nouvelles technologies, qui pour beaucoup n'existent plus aujourd'hui. Je n'y crois pas, car le Château Lafite ne va pas disparaître, il est devenu avec certitude un produit de luxe et unique (malgré une production de 15 à 20 000 caisses /an). Ce vin joue dans la même catégorie de ces produits qui valent de l'or, comme une BUGATTI 1937 (proche de 20 M€) ou une montre A.LANGE & SÖHNE (environ 30 000 € pour une Lange 1 Classique, que je trouve superbe)


La correction est la conséquence d'une prise de conscience du marché chinois qui s'analyse sur 3 aspects :
- l'ouverture des chinois à la diversité des vins français et mondiaux. C'est un retour à la raison du consommateur chinois qui s'ouvre aux autres appellations, d'autres stars du vin vont naître: les châteaux Beychevelle, Duhart Milon, Latour,ou les bourgognes de Roumier, Dujac, Leflaive ...

- La contrefaçon menace fortement le Château et risque de tuer la réputation de ce château en Asie (70 % des bouteilles vendues en Chine seraient contrefaites)

- La crise de la dette européenne a libéré des stocks sur le marché et des fonds spéculatifs (et oui, il existe des mécanismes d'effet de levier dans le monde du vin) ont vendu avec hâte en septembre 2011 conduisant à une chute rapide du marché (comme l'écrit très bien la note de septembre du Vintage Wine Fund).

Je pense qu'il est inconscient d'acheter à 1 219 euros TTC la bouteille de primeur 2010 ou 1 698 euros TTC le millésime 2009 en primeur (prix du site www.millesimes.com). Je me souviens avoir acheter en primeur à 210 Euros, les bouteilles du millésime 2000 et c'était déjà une folie et d'avoir trouver le millésime 1999 chez Leclerc à 120 euros TTC. Je pense que le vin reviendra seulement dans une fourchette comprise entre 400 et 600 euros et pas dans les millésimes ultra spéculatif.

15 janvier 2012

Dégustation : Bordeaux

Samedi soir 14/01
Après les 2 Vouvray, nous passons à table avec une série de rouge de bordeaux.
Le Château Haut Bailly 1996 est superbe, le plus beau vin de la soirée : tabac, cuir fumé, boîte à cigare. C'est aérien, complexe et long en bouche.
La Château la tour haut brion 1995 est cassé, bouchon probable.
Le château Corbin Michotte est typé par le merlot. Il est assez évolué sur des notes de champignon (truffe légère). C'est assez fin et sensuel mais pas transcendant.

Apéritif vouvray (Huet, Foreau)

La bulle 1995 de chez Foreau est resplendissante, l'évolution sur des notes de vieux Vouvray, pêche de vignes, pralin. En bouche c'est long et complexe.
Le Mont, demi sec 2002 est à point. Comme toujours les vins de la maison Huet sont plus en rondeur que chez Foreau, c'est surtout très bon.

11 janvier 2012

Morey saint Denis, Duband

Délicieux, frais, vinification en finesse. Pour faire simple, j'adore. C'est un magnifique pinot noir que l'on boit pour le plaisir et sans limite.

10 janvier 2012

Roucas Toumba

La première fois que j'ai bu un vaqueyras de chez Roucas Toumba, c'était dans un bar à vin parisien (millésime 2006). Après un Cornas de chez Allemand, j'avais trouvé que le nom sonné bien et j'avais gardé un excellent souvenir de cette bouteille. J'ai donc commandé quelques bouteilles et ce 2008 de la cuvée "les restanques de cabassole" est la première que j'ouvre.
Le premier nez est frais, fruits noirs et épices. C'est généreux, gourmand mais trop chaud. Malheureusement l'alcool est présente et je suis sensible au vin costaud. Donc pour le nez, je mets une très belle note mais c'est vin un peu trop charpenté en bouche pour que j'aime le style.

08 janvier 2012

Bourgogne : DRC, Lameloise, Levernois

Il fait froid, brume avec visibilité réduite à 10 m, ces quelques jours en Bourgogne n'en restent pas moins merveilleux.
Un séjour masculin, ponctué de grandes tables, grandes dégustations, grands vignerons...
Commencer la journée à 11 h avec une dégustation chez Cécile Tremblay est un excellent souvenir, des 2010 en barrique d'anthologie. Je garde un souvenir ému du Vosne Romanée 1er Cru les Rouges du dessus 2009 pour son caractère sanguin, ses notes de fleurs piquantes, une classe et une énergie folle.
Le chambertin 2008 bu ensuite dans un restaurant de la place de Beaune me réconcilie avec les vins de Rousseau. Nous pourrions évoquer un sacrilège au regard du jeune âge de ce flacon, je n'ai aucun regret car la bouteille représentait le top de la Bourgogne.
Le soir au restaurant Lameloise, le chef Éric Pras nous sort une cuisine extraordinaire. Nous dégustons à table un champagne Jacquesson 2002, un clos 2001 de Dauvissat, un Meursault Genevriere 2007 des Comte Lafon et un Morey Saint Denis, 1er Cru Clos Sorbe de chez Duband 2009
Seul le vin de Duband nous déçoit avec une réduction marquée, pourtant j'aime beaucoup ce domaine habituellement.
Le lendemain matin nous visitons le Domaine des Lambrays, les 4 derniers millésimes sont dégustés, j'ai adoré le 2008. J'en profite pour acheter également du Puligny Montrachet 1er Cru Les Folatières 2008 et 2009, j'aime le style et son coté exotique.
Puis nous passons au Domaine de la Romanée Conti, pour charger les allocations du millésime 2008.
Le déjeuner est arrosé de vins de Morey et Chambolle les Cras de chez Roumier dans un restaurant totalement rénové de Chambolle. Je n'aime pas trop les vins de chez Roumier habituellement, ce midi cela se confirme malheureusement.
Dégustation l'après midi au Domaine Bertheau et chez Mugnier, avec des Bonnes Mares de ces 2 maisons grandioses.
Le soir nous dormons à l'hostellerie de Levernois et découvrons la table.
Moins fin que la veille, le repas n'en reste pas moins un bon moment de gastronomie.
Nous buvons un Puligny les pucelles 2007 de chez Leflaive, un Meursault Cailleret 2001 de Coche Dury et un Morey VV de chez Cécile Tremblay.

Investir dans le vin : bilan 2011


Le marché du vin a corrigé au même moment que les bourses ont plongé. On constate une réelle inversion de tendance à partir d'août avec une baisse de 22 % en 6 mois (Indice Liv ex 100) Cette correction nous ramène cependant aux prix d'août 2010. Pour l'indice exclusivement composé des crus bordelais, la chute est de 27 % (Lafite culmine en tête avec une baisse de 45 % en moyenne). Des vins ont bien résisté durant ces 6 mois : Leoville Las Cases ou Cos d'Estournel, en langage boursier on dira qu'ils ont superformé.
C'est une situation très différente à celle de 2010, où pour exemple, le Château Lafite progressé de 20 % en une nuit après avoir annoncé que les bouteilles du millésime 2008 seraient gravées d'un 8, chiffre porte bonheur chinois.
Dans cette tourmente, seules les bouteilles exceptionnelles de Bourgogne (Musigny de Roumier, DRC, Jayer, Leroy), quelques vins de la vallée du Rhône, ou Sassicaia en Italie ont continué à progresser.

06 janvier 2012

Photo domaine de la Romanée Conti, le Corton


Le Corton 2009 du DRC, cette pile fait rêver et a été prise lors de notre visite en novembre. Dans l'attente de pouvoir obtenir des climats (clos du roi, Bressandes et Renardes), le potentiel optimal, les crus seront assemblés ensemble.
Les vignes sont déjà très bien entretenues mais le Domaine souhaite travailler le matériel végétatif, donc il faudra attendre quelques années avant de découvrir les 3 climats vinifiés seuls.

Match Bourgogne / Bordeaux : KO des bordelais




Nous avons assisté en 2011 a un mouvement totalement inversé des 2 grands marchés. La croissance de la zone Bourgogne et la correction de 15 points du marché bordelais. Avec la locomotive en Bourgogne, les vins du DRC, très nettement au dessus de la mêlée.



Pouilly fuissé, Ménétrières 2004, ferret

L'excellent 1996 dégusté au restaurant à Tours, m'a donné envie de re découvrir le millésime 2004. C'est bon mais évidement moins complexe. Le vin est prêt à boire : digeste, grillé, noisette. Bouteille toute en onctuosité, mais manque de finesse et de minéralité.

05 janvier 2012

Bourgogne, Chicotot 2009

Un vin de fruit, bien réalisé.
Avec une belle matière et qui affiche du tempérament comme la vigneronne.
Je mets en cave pour les 2 prochaines années.

02 janvier 2012

Lafite, la chute commence

Il y a un an, j'anticipais la chute des prix du Château Lafite en titrant "Vendez, vendez ... Lafite !!! "
Les prix ont en 2011 bien corrigé, un désintérêt des chinois (qui ont attiré leur cash sur les vins de Bourgogne et du DRC). Quand les marchés s'emballent, ils finissent toujours par corriger. 

Quel est son potentiel de baisse pour des millésimes récents ? les excès seront-il corrigés ? j'en doute totalement et ce Château ne me sera plus jamais accessible car même s'il baisse de 50 %, il restera à plus de 500 €.

Pour Carruades de Lafite des années 2000 qui s'achetait 30 € il y a 10 ans, qui a grimpé jusqu'à 300 €, pour se négocier en ce moment 200 €, je pense que le prix ne descendra pas en dessous de 120 €. Finalement, une multiplication par 4 en 10 ans (mieux que la bourse).

source : liv-ex

Soirée 28 décembre

 

Pour finir l'année, nous nous retrouvons à Tours chez Barrier restaurant tenu par le chef Hervé Lussault qui nous a préparé un dîner exceptionnel. Les bouteilles dégustées :

Riesling, Clos Windsbuhl, Zind Humbrech 2007 : très beau millésime mais trop jeune à revoir dans 10 ans.
Chablis, Montée de Tonnerre, Raveneau 2003 : le vin est superbe pour un 2003, c'est une grande surprise.
Puligny Montrachet, Clos des Lambrays, 1er Cru Cailleret 1995 : vin oxydé, la matière était splendide.
Pouilly Fuissé, Ferret, 1996 : le vin blanc de la soirée, annoncé comme un grand Puligny ce vin est exceptionnel avec le homard.
Pessac Leognan, Laville Haut Brion 1976 : le vin évoque l'encaustique (la cire d'abeille), il est éclipsé par la fraîcheur et la complexité du vin de Madame Ferret et pourtant quel vin.

Margaux, Marquis D'Aligre 1970 : un style que nous aimons.
Pomerol, Certan de May 1937 : grandiose, la bouteille de la soirée.
Clos de Tart 1997 : nous passons totalement à coté.
Bonnes Mares, Mugnier 2000 : un deuxième bourgogne pour lequel nous passons à coté.
Tignanello 1997 : j'aime bien, c'est costaud mais aussi sensuel.
CDP, Rayas 2005 : quel bonheur jeune et pourtant quelle folie de le boire aussi jeune.



05 juin 2011

Divers bouteilles

NSG, Clos de la Maréchale, Mugnier 2007: délicieux pinot noir, très ouvert sur des notes florales et épicées. En bouche, il se déguste très bien sur le fruit.

Foreau, Sec 1998 : vin fermé sur des notes de pollen, miel. Très chablisien. A boire.

Vosne Romanée 2005, VV, Cécile Tremblay : j'adore ce style, un nez ouvert sur les fruits rouges, des notes florales (pivoines). On adore boire car c'est frais, sur le fruit, totalement digeste.

Morey Saint Denis, Dujac, 2007 : robe légère mais la matière en bouche est belle. Un peu fermé, je pense que ce vin a besoin de quelques années pour s'ouvrir. Le potentiel est présent pour les amateurs de finesse.

Morey Saint Denis, Domaine des Lambrays 2004 : le vin se présente sous son meilleur jour, cerise noire, myrtille, fruits noirs composent le nez. La bouche est tendue, tonique. A boire.











Dard et Ribo, Crozes Hermitage 2009 : la syrah naturel, on en raffole. C'est frais, épicé, délicat, fruité. J'aime ce style.


19 avril 2011

Rencontres à Chavignol, Gérard Boulay et Philippe Foreau



Réunir 2 talentueux vignerons à Chavignol, Gérard Boulay sur ses terres et Philippe Foreau, du Domaine du Clos Naudin à Vouvray, a été un grand moment.
Ces deux vignerons excellent dans le production des blancs de Loire. Ils partagent le même esprit du vin : laisser au maximum faire la nature.
Ils se démarquent surtout dans les cuves, il s'agit de grands vinificateurs qui transcendent leurs cépages pour sortir des vins tendus, minéraux, au long vieillissement.

La dégustation verticale des vins de Gérard témoigne de ce potentiel extraordinaire au vieillissement et rare dans les vins issus du Sauvignon.
Les vins les plus magiques, le 1999 au nez de cire, de pollen, très tendu en bouche.
Le 1996 au magnifique nez de truffe blanche, surtout dans le vin non filtré, conservé en magnum.

16 avril 2011

Chine, tendances

Article du FT

McKinsey a publié récemment une étude très intéressante sur le marché du luxe en Chine.
Un chiffre à retenir tout d'abord, une prévision d'une hausse des dépenses dans les produits de luxe de 18 %/an. Un autre analyse estime que ce pays représentera plus de 40 % du marché en 2020.

L'étude analyse aussi le comportement des chinois et montre qu'ils ont des comportements très différents des occidentaux qui nécessitent des adaptations pour les entreprises :

Tout d'abord, les hommes achètent plus que les femmes (il y a une véritable culture du cadeau pour leurs femmes, maîtresses ou des cadeaux d'affaires) et fréquentent plus les boutiques qu'en Europe. Le Château Lafite fait parti des cadeaux de luxe les plus populaires.

D'autre part les classes moyennes achètent au delà d'une capacité d'achat raisonnable (des achats qui représentent plus de 3 mois de salaire). Cette classe moyenne a une conviction inébranlable que leurs revenus vont continuer à progresser.

L'histoire est un argument formidable pour vendre. Les châteaux bordelais ont une histoire à raconter. Formidable, les chinois adorent les histoires de famille et la tradition. La famille Rothshild, dynastie de la finance qui voit le jour en 1 744 avec la naissancee Mayer Amshel, a un extraordinaire parcours qui traverser les siècles à raconter, proche du mythe.

Cette étude ne me rassure pas sur la hausse des prix des grandes cuvées à travers le monde


Matisse, Lafite, Ford GT 40


Sur la base d'un article du FT.com du 24 mars 2011

Le HAGI ( Historic Automobile Group International Index) qui reprend l'évolution des voitures historiques a affiché une hausse généralisée depuis 2003 (en moyenne 12 %/an).
Par rapport au marché de l'art, c'est un marché minuscule mais très dynamique. D'ailleurs, le batteur des Pink Floyd, Nick Mason a créé un fonds d'investissement (IGA automobile LP - Guernesey) qui vise à acquérir des voitures exceptionnelles (Aston Martin DB4 Zagato, Ford GT 40, Shelby Daytona Coupé, Porsche 917, Ferrari 250 GTO, ...). Ticket d'entrée 500 000 € (destiné à des investisseurs très select !).

L'expansion considérable du marché asiatique a créer une forte fièvre pour tous les châteaux bordelais, surtout pour les 1ers crus qui entraînent dans leur sillage, les supers seconds.
Plus 25,4 % pour Mouton en 2010, 28 % pour Haut Brion ...
Mais aussi 26,4 % pour Cos D'Estournel 2004.
Il n'y a pas encore de signes de ralentissement, encore moins de baisse.

Le marasme du marché de l'art semble terminé. Alors que les prix de vente n'ont pas encore atteint le retour au sommet vu dans l'hiver 2007. La forte augmentation en 2010 semble provisoirement encourageante pour les investisseurs.
Néanmoins, il y a eu des baisses de prix significatives (- 15 %/- 30 %) pour des œuvres prestigieuses au cours des deux derniers trimestres, comme celle de Matisse en 1942 ("Dancer in the Fauteuil").

04 avril 2011

Philippe Foreau


La dégustation à la barrique des 2010 montre qu'il s'agit d'un beau millésime intermédiaire. Un très beau sec, très chablisien pour le moment, minéral et tendu. Il a de la tension au bouche dans un beau équilibre alcool/acidité. Pas de Demi-sec mais un moelleux sensuel avec 60 g de résiduel, très agrumes au nez pour le moment. Les vins seront filtrés et finalisés dans 2 mois maxi.

De retour chez moi, j'ai préparé un dîner/dégustation avec les vins de Philippe Foreau. J'étais inspiré par les commentaires de Philippe et mes 6 amis ont profité de ces très beaux accords :

Sec 1998 et ses huitres (accord convenable, le millésime marche bien au nez mais manque un peu de tension),

Puis un demi-sec 2001 et des moules au curry, l'accord est parfait (Philippe m'en avait parlé et l'accord raisonne vraiment),

Puis un demi-sec 1995 et un foi de veau poêlé. L'accord marche aussi très bien, le nez est parfait pour le plat. Le vin est grandiose superbement équilibré et tendu.

Sur le fromage, je sors un millésime "spécial", le moelleux 1994. Un vin marqué par une oxydation magnifique typé Xéres. il fonctionne très bien avec le plateau mais surtout avec le roquefort.

Enfin pour finir ce très beau plat, j'ouvre un moelleux réserve 1989 servie avec une glace à la mangue et un quatre quart à l'orange. La bouteille est au dessus du dessert, ce vin est exceptionnel.


Vins naturels, Dard et Ribo

3 vins naturels que je trouve délicieux avec une préférence pour le Crozes Hermitage 2009.

Le millésime 2009 de Dard et Ribo est une réussite, les robes sont violacées, les nez explosent de fruit mûr. La syrah féminine et épicée comme je l'aime avec ses notes d'olive noire, sa touche florale (violette) et ses épices.

Le temps des cerises 2009, vinifié par Axel Prüfer que j'ai acheté l'été dernier et encore très jolie. Il s'agit probablement de mes dernières bouteilles. J'aime son coté digeste, friand, dominé au nez par les arômes de la grenache.

DRC 2003, Grand Echezeaux

Un millésime parfait encore sur le fruit. Le millésime 2003 du Domaine de la Romanée Conti est actuellement magnifique, au bord d'un passage sur des arômes plus secondaires. Il offre donc un nez très complexe sur des notes florales (violettes, roses), épices (poivres), laurier...
La dominante du nez est marquée par du fruit (liqueur de cassis, prune ...).

09 janvier 2011

Dîner de fin d'année

Krug Vintage 1995, Puligny Montrachet 1er Cru Les Folatières Domaine des Lambrays, Corton Charlemagne GC Bonneau du Martray 2004, Chassagne Montrachet, 1er Cru Tête de Clos 2007 Vincent Dancer


Magnifique évolution du Krug 1995 avec des notes de pralin, noisettes, pamplemousse. Une légère oxydation lui donne un charme fou et son acidité citronnée en bouche apporte une grande fraîcheur. J'adore ce style complexe. Le Corton Charlemagne déçoit fortement, très fermé, nous avons à l'aveugle du mal à le placer en Bourgogne (c'est grave pour ce grand vin). Le Chassagne de Dancer est jeune mais bien équilibré, j'aime bien son style. La cuvée les Folatières du Domaine des Lambrays est totalement ouverte, magnifique bouteille.



Nous nous rendons pour la suite de la dégustation au restaurant Charles Barrier, Mr Lussault nous a préparé 3 plats pour profiter de nos flacons. Hervé Lussault impose son style dans l'univers de la tradition de la grande gastronomie française. Nous ouvrons l'Echezeaux de Cécile Tremblay 2008 qui livre un parfum floral subtil et raffiné. Nous adorons sa finesse, sa complexité et son fruit soyeux qui accompagne parfaitement un pâté en croûte aux faisans.
Nous ouvrons ensuite la Côte Brune de Jamet 2004 ouverte et très typée syrah (violette, olive), le vin est encore très concentré et a besoin encore de se fondre en cave.
Je ne suis pas un amateur des vins de Reynaud, probablement que la grenache n'est pas un cépage que j'affectionne. Ce Rayas 1998 est bon et bien ouvert mais il offre un nez trop sucré et confituré (grenadine). Je trouve qu'il manque de finesse. Le plat servi avec ces 2 vins de la vallée du Rhône est un foie gras cuit à basse température avec une réduction de jus de viande.
L'Hermitage 1983 de Chave est une belle bouteille, bien conservée elle offre une réussite avec les ris de veau grillés et champignons.
Nous passons ensuite au dernier plat, un coeur de filet de biche. Le Chinon 1989 de Charles Joguet est remarquable avec son nez poivron, de cuir et de truffe noire. Annoncer Saint Emilion Grand Cru me semble tout à fait possible au regard de la qualité de ce cru. Les 2 bordeaux qui suivent, sont plus décevants (Ducru Beaucaillou 1982 et Latour à Pomerol 1983).

28 décembre 2010

Mouton 2008, à la conquête de la Chine


L'étiquette a été conçue par l'artiste chinois Xu Lei - le directeur artistique de la Today Art Museum. Le choix d'un artiste chninois n'est pas une surprise. La forte augmentation des prix du Lafite 08 a suscité des envies je suppose.

Vendez, vendez .... Lafite !!!




Est-il temps de vendre le Château Lafite ?
D'après un article en Anglais d'un ex Morgan Stanley, économiste chinois, Andy Xie.
Introduction ...
Le prix de l'or a plus que quadruplé au cours des dix dernières années. Le prix du millésime 2000 de Chateau Lafite a fait 100 % de mieux, soit environ neuf fois. En poids, Lafite est plus cher que l'argent, même pour une mauvaise année et presque dix fois plus cher pour un grand millésime comme 1982. Si la prochaine décennie est aussi rentable pour Lafite que la dernière, le Château pourrait devenir aussi précieux que l'or en poids.

En outre, Lafite a bien résisté aux chocs. Il a navigué à travers la crise financière et a surpassé tous les autres 1er cru. Par exemple, le millésime 2000 est sorti à peu près au même prix que Latour, mais côte le double de maintenant. L'indice Liv-ex 100 a triplé en cinq ans, même si le monde a subi la pire crise financière depuis six décennies. Dans l'intervalle Lafite a fait 100 % de mieux.
Lire la suite avec le lien ...

14 novembre 2010

Salon 1979


Week-end en Bourgogne

Ces 2 jours annuels en Bourgogne sont finalement très ritualisés, dégustation de domaines méconnus, dîner le 1er soir au restaurant Lameloise et nuit sur place, visite éclaire au domaine de la Romanée Conti pour aller chercher nos allocations, deuxième soirée à Beaune ...
Les vins de ce pèlerinage:
A table : Volnay Comte Armand 2006 en arrivant à Beaune
Chez Lameloise : Jacquesson AVIZE 2000, les Clos Dauvissat 2005, Nuits Saint Georges 1er Cru Duband, Clos de la Roche Armand Rousseau 2001.
Chez les Tontons à Beaune : Pacalet Gevrey Chambertin Lavaux St Jacques 2006, Roumier Chambolle Musigny Amoureuses 2006
Dans les vignes entre la parcelle de la Tâche et le célèbre Cros Parentoux, nous nous posons sur un petit mûr de pierre, 4 verres sont sorties et nous ouvrons une caisse du Domaine de la Romanée Conti, la première bouteille à apparaître est une Romanée Saint Vivant, ce millésime 2007 dégusté à 12 h sous une température quasi printanière est magique, une bouteille dans la jeunesse du fruit, au charme envoûtant.
Dégustation au domaine Thomas Morey, François Jobard, Clos des Lambrays et au Domaine Maume.

29 octobre 2010

LAFITE 2008, la hausse ne va pas s'arrêter


Le site Decanter rapporte que le millésime 2008 du Château Lafite Rothschild portera le symbole chinois du chiffre huit sur la bouteille.
La famille Rothschild a bien compris l'intérêt de la Chine et joue au maximum la spéculation. Je trouve que cela va trop loin avec une hausse sur un an de 62 % de l'indice Lafite (qui compose Lafite et Carruades de Lafite des millésimes 2000 à 2006). D'ailleurs, la vente d'automne qui se tientaujourd'hui chez Sotheby's Hong Kong vendra de l'ordre de 2 000 bouteilles de la cave même du château.
Ci-dessous, le lien vers le catalogue de la vente, sublime :

05 septembre 2010

Investir dans le vin : quelle évolution ?

La crise a vite été oubliée et l'année 2010 affiche une nouvelle hausse record avec toutefois une correction récente sur la folie du millésime 2009 (sans revenir à la base 100 à ce jour). Millésime spéculatif par excellence, il faut craindre à mon avis quelques nouvelles corrections.




12 juillet 2010

Charles Barrier et La Tâche 2003

Domaine de la Romanée Conti, La Tâche 2003

Château La Mission Haut Brion 1990
Coeur de ris de veau
Sous une chaleur caniculaire, nous sommes partis pour une soirée dégustation mémorable avec une série de plats et de vins magnifiques. Hervé Lussault nous a préparé quelques grandes spécialités avec des ris et une géline de touraine formidables de finesse. Ses ris sont d'un grand moelleux, dorés et grillés, l'accord avec le Clos de Tart 2000 est parfait. Le vin est totalement ouvert encore sur le fruit, d'une grande finesse de texture.

La géline offre un accord parfait avec la Tâche 2003. Ce vin du Domaine de la Romanée Conti est totalement ouvert, assez typique du millésime, délicieux à boire. Il n'offre cependant pas la complexité que j'aime dans les vins du DRC réalisés dans des millésimes plus froids comme 2001 ou 2004. Il faut toutefois ne pas être difficle, le vin est grand.

MENU DEGUSTATION
Mises en bouche : Bollinger Grande année 1995Tartare de langoustine, Eclair de petits-pois

Entrées : Meursault, Gouttes d'Or, Bouchard 2004 et Alsace Riesling l'inédit, Faller 2004Blanc de Turbot meunière, fèves à la française.
Homard bleu laqué au beurre de gingembre, pommes de terre fondantes au thym.

Plats : Clos de Tart 2000, La Tâche 2003 Domaine de la Romanée Conti, Château La Mission Haut Brion 1990Coeur de ris de veau braisé au vin jaune, fricassée de champignons à la crème.
Géline de Touraine.
Filet de boeuf pure race.


Dessert : Fondant à la framboises, fraises au Chinon, sorbet cassis.

03 juillet 2010

Investir dans le vin : "Liquid asset outperform russel 3000 Index"


D'après l'article de Philippe Masset et Jean-Philippe Weisskopf :
Raise your Glass: Wine Investment and the Financial Crisis (February 2010)
téléchargeable sur le lien :
Je vous invite à lire cet article d'une grande pertinence, il démontre tout l'intérêt du vin comme diversification de placement. Il s'attache à montrer la capacité de résistance du vin en temps de crise et sa plus faible volatilité que les indices boursiers.

Ce travail de recherche économique montre l'homogéniété de la hausse du vin à tous les niveaux de prix avec une plus forte variation des prix pour les vins > à 400 $.

Il montre aussi que toutes les régions françaises ont profité de cette hausse avec la région du Rhône et de la Bourgogne devant Bordeaux (page 9). L'Italie et les USA n'ayant pas profiter de ce mouvement haussier dans de telle proportion. Face à la crise, c'est la région de Rhône qui a le mieux résisté. La bourgogne affiche une beaucoup plus grande volatilité avec une correction de 150 bp.