01 juillet 2013
01 mai 2013
31 mars 2013
Agneau et bordeaux
Le repas de pâques est l'occasion de sortir des bordeaux. Sur le traditionnel pâté de pâques, nous dégustons un Sociando Mallet 1998 et un Duhart Milon 2000, le premier est bon sans plus, le Pauillac affiche un très beau nez mais sa bouche déçoit car trop courte.
Sur l'agneau (un gigot désossé et grillé au serment de vignes), nous rentrons dans l'univers des très grands vins. Le Château la Conseillante 1999 rivalise avec le Château Latour 1999, deux vins magnifiques (une bouteille de Latour 1992 fut également ouverte malheureusement c'est un vin usé et peu buvable).
Sur l'agneau (un gigot désossé et grillé au serment de vignes), nous rentrons dans l'univers des très grands vins. Le Château la Conseillante 1999 rivalise avec le Château Latour 1999, deux vins magnifiques (une bouteille de Latour 1992 fut également ouverte malheureusement c'est un vin usé et peu buvable).
10 mars 2013
Elise 2011, le blanc du château Le Pey
Cette cuvée 100 % sauvignon est asséchante, le bois a tué le vin alors que la matière semble belle. Le nez est typique sans défaut mais la bouche termine sur des amers herbacés et surtout elle a une finale très courte.
03 mars 2013
Dégustation de fin de congés à l'île de Ré
La cuvée FE de Trimbach est toujours aussi succulente surtout sur un jolie bar rôti avec des bulbes de fenouils
Ensuite sur le bœuf bourguignon nous découvrons 2 vins :
La cuvée Vigneto Castelle du domaine Antoniolo (Italie) 2004, j'aime bien et cela change de goûter du Nebbiolo bien mûr et cela fonctionne très bien avec le plat.
Le pommard les Rugiens 1991 du domaine de Montille est à boire sans présenter des arômes d'évolution désagréables. J'aime bien sa finesse, c'est très bon tout en subtilité.
28 février 2013
Domaine de l'Arlot, Clos des Forêts Saint Georges 2006
Une très belle vinification qui donne au pinot noir un côté naturel sans extraits. J'aime bien la pureté du nez, le vin est parfaitement ouvert. En bouche, je ressens une petite pointe de sécheresse, effet du millésime. Il faut probablement l'attendre un peu. Le millésime 2006 me fait penser à 2001 qui se révèle actuellement.
Marc Angeli, les vieilles vignes des blanderies 2008
Quel univers intéressant de goûter dans la même journée, une cuvée de Selosse et d'Angeli. Le nez est toujours marqué par ces légères notes oxydatives, de fruits jaunes bien mûrs, un nez de raisins botrysisés. Je ne saute pas au plafond même si c'est propre. Le côté génial de cet Anjou c'est la dimension de la bouche, surprenant par sa rectitude, cette acidité tranchante et la longueur en fin de bouche. Nous avons manger avec cette cuvée des coquilles StJacques avec des pâtes à l'encre de seiche et parmesan, très bon.
27 février 2013
Selosse, Ambonnay le bout de clos Grand Cru
Cette cuvée rarissime fait partie de la collection "lieux dits", une déclinaison de 6 terroirs, 6 communes, comme le montre l'étiquette (en gris les autres terroirs et en rouge le terroir de la bouteille).
Comme en Bourgogne, Selosse a voulu montrer la force des climats mais aussi des cépages (chardonnay ou pinot noir). Le rêve serait de pouvoir déguster en comparatif les 6 cuvées en même temps. C'est l'objectif de Selosse, malheureusement le coté spéculatif de ces cuvées, additionné au tarif de départ de cave font qu'il faut pas loin de 1500 € pour déguster cette série (tarif caviste).
La cuvée "le bout du clos" est complantée de 80 % de pinot noir et de 20 % de chardonnay sur la commune d'Ambonnay.
La cuvée a été dégorgée le 13 avril 2012.
Passons à la dégustation :
Une robe dorée.
Un nez habituel à Selosse, oxydatif sur des notes de fumé, de tabac, fruits jaunes, coing, pain d'épices. Un nez tout en largeur, je ne suis pas totalement séduit.
La bouche me surprend tellement elle est dense et complexe. Une acidité tout en tension, grande longueur que la bulle vient élargir en fin de bouche.
Comme le dit Selosse, la cuvée a la finesse de la couche de craie en surface et le volume (coté voluptueux) comme à Pomerol avec la couche à dominante d'argile qui suit. C'est très bon, étonnant par la longueur en bouche.
Comme en Bourgogne, Selosse a voulu montrer la force des climats mais aussi des cépages (chardonnay ou pinot noir). Le rêve serait de pouvoir déguster en comparatif les 6 cuvées en même temps. C'est l'objectif de Selosse, malheureusement le coté spéculatif de ces cuvées, additionné au tarif de départ de cave font qu'il faut pas loin de 1500 € pour déguster cette série (tarif caviste).
La cuvée "le bout du clos" est complantée de 80 % de pinot noir et de 20 % de chardonnay sur la commune d'Ambonnay.
La cuvée a été dégorgée le 13 avril 2012.
Passons à la dégustation :
Une robe dorée.
Un nez habituel à Selosse, oxydatif sur des notes de fumé, de tabac, fruits jaunes, coing, pain d'épices. Un nez tout en largeur, je ne suis pas totalement séduit.
La bouche me surprend tellement elle est dense et complexe. Une acidité tout en tension, grande longueur que la bulle vient élargir en fin de bouche.
Comme le dit Selosse, la cuvée a la finesse de la couche de craie en surface et le volume (coté voluptueux) comme à Pomerol avec la couche à dominante d'argile qui suit. C'est très bon, étonnant par la longueur en bouche.
26 février 2013
Heymann Löwenstein 2011
Ce vin blanc 2011 présente un nez sur l'abricot, la pêche et les fruits blancs. La bouche rappelle les notes d'abricot, dans une excellente acidité avec cette fraîcheur qui me fait penser aux grandes cuvées de chenin. Un léger perlant se fait ressentir sur ce millésime très jeune mais j'estime un beau potentiel de vieillissement. Il doit y avoir un peu de résiduel 15/20 g que la fraîcheur compense très bien. Le prix acheté en France est à 20 €, c'est correct au regard de la belle qualité de cette cuvée.
Haut lieu 2011, Huet
Quel sec, ce vouvray 2011 est délicieux , très citronné en bouche, tendu et minéral. Il fonctionne parfaitement avec les huîtres n°2 et n°3 de Marennes Oleron, parfaitement goûteuses (iodées et légèrement grasses).
18 février 2013
Tricastel un avant goût de l'affaire spanghero
Louis de Funes se battait déjà il y a 40 ans contre la malbouffe dans l'Aile ou la Cuisse. Ce film nous préparait à notre avenir : l'opacité totale des circuits d'approvisionnement, la dégradation des produits par l'industrie agro alimentaire, la standardisation du goût, ...
Rien ne vaut la cuisine de famille où les bons plats mijotent avec des produits de saisons, de bons produits authentiques perpétuant des pratiques traditionnels, ...
Je vous invite à regarder le documentaire militant de Jean Paul Jaud : "Nos enfants nous accuseront" et à revoir Charles Duchemin affronté Jacques Tricastel et à deviner à l'aveugle un Leoville Las Cases 1953.
Vente aux enchères à Londres, très timide début d'année
La vente aux enchères de Bonhams à Londres le 14 février a vu un quart de ses lots invendus y compris les 12 bouteilles de Romanée-Conti Grand 1988 (estimation entre 110 000 $ et 140 000 $). La même série avait été vendue à Hong Kong à 135 100 $ en novembre 2012.
Une caisse de 12 bouteilles de Château Cheval Blanc 1982 a été vendue à l'estimation basse soit 6 100 $ (soit environ 390 euros la bouteille quand Idealwine la côte 590 euros).
Le Mathusalem de Champagne Cristal Roederer 1990 n'a pas trouvé un acheteur. Par contre, 12 bouteilles d'Hermitage La Chapelle 1978 sont parties à la fourchette haute à 790 euros la bouteille.
Nobles crus, fin de polémique
Après la polémique suscitée suite à l'analyse controversée du belge J. Walravens, le fonds nobles crus essaye de tourner la page. Mon article sur le bilan 2012 du marché du vin donne raison au fonds même s'il subsiste à mon sens des questions sur "LA BONNE" méthode de valorisation des actifs.
Malheureusement comme je le prédisais dans mon article du 10 novembre 2012, Nobles Crus a connu une décollecte de l'ordre de 20 M€ (passant de 120 M€ à 102 M€ en décembre 2012), mais l'érosion semble stabilisée.
Dans un article du Luxemburger Wort du 9 février 2013, Michel Tamisier (cofondateur du fonds Nobles Crus) parle de ce sujet de valorisation et revient sur la crise que le fonds a traversé:
"On nous a accusés de valoriser des vins à des prix qui sont trop élevés. Mais le problème c'est qu'on ne parle pas des mêmes vins. Le Liv-ex est composé à plus de 90% de vins de Bordeaux alors que notre fonds possède plus de 50 % de vins de Bourgogne. Leur plus vieux vin date de 1989 alors que 30 % de nos bouteilles datent d'avant '89. Enfin, seulement 18% de nos vins sont représentés dans cet indice"
J'aime bien la conclusion de l'interview sur l'idée d'un stress test grandeur nature qui montre la résistance du produit :
"Nous avons entamé une phase de reconstruction. Cet épisode a été un stress test qui quelque part montre que notre système marche et que la conception du produit est solide. Nous avons surmonté les obstacles, remboursé les clients qui souhaitaient sortir et vendu des bouteilles dans de bonnes conditions. Et comme le dit le dicton: tout ce qui ne vous tue pas vous rend plus fort"
16 février 2013
Vente aux enchères de vin 2013, Jayer reste la star en ce début d'année
Après la vente d'une partie de la cave de la ville de Dijon en janvier 2013, où une bouteille de Cros Parentoux 1999 est partie à 4 800 euros à un acheteur chinois, la vente de Chicago affiche de très beaux résultats.
1990 Vosne-Romanée, Cros Parantoux, Henri Jayer (12 bts) (est. 70,000-110,000 $) vendues 113 525 $. Soit environ 7 000 euros la bouteille.
1990 Domaine de la Romanée-Conti Assortiment (12 bts) (est. 35,000-55,000 $) 41 825 $, soit une moyenne de 2 620 euros la bouteille
1996 La Tâche, Domaine de la Romanée-Conti (12 bts) (est. 16,000-24,000 $) $ 23,900, soit environ 1 500 euros la bouteille.
2009 Montrachet, Domaine de la Romanée-Conti (6 bts) (est. 16,000-24,000 $) 20 315 $, soit 2 500 euros la bouteille.
Les prix sont sur réalistes pour le Cros Parentoux, qui est incontestablement un mythe. J'adore l'histoire de cette parcelle entre les richebourg de Gros et du DRC. Avant Jayer ce terroir était une friche dominant les grands crus de Vosne, un terroir à topinambour après la guerre mais surtout un terroir de pierre que Jayer a cassé la dynamite, un travail de titan.
Très beau dîner
Quel plaisir, de beaux plats, de jolies vins, une belle tablée ...
J'ai préparé hier soir des ravioles "maison" au homard et langoustines parsemée de lamelles de truffes Tuber Burchii aux saveurs alliacées. J'aime bien cette petite truffe blanche plutôt bon marché que je vais préparer ce soir dans un mélange parmesan beurre salé et le tartiner sur du pain grillé (c'est délicieux!).
Le Foreau 1996 sans la truffe blanche mais plutôt la tuber magnatum pico, des notes de safran dans un ensemble d'une grande finesse, le plat le domine même si la bouche est sublime. Le Puligny Montrachet 1er Cru les Folatieres 2004 des Clos de Lambrays est très jolie avec le plat, respectant parfaitement la finesse du terroir et affichant une grande longueur en bouche.
La viande de bœuf saignante et bien poivrée a été parfaite avec le Fonsalette 2001 et surtout avec le délicieux Rayas 1998, soyeux, gourmand et voluptueux.
Sur les fromages, nous avons ouvert un saumur breze 2005 de chez Foucault, gras et minéral à la fois.
Le dessert au chocolat est accompagné d'un vin de Claude Courtois nommé Vin de Mistelle, issu d'un moût non fermenté muté à l'eau de vie (issu de "x" cépages), il tire 17º et dévoile des arômes de quetsches et de fruits rouges. C'est bon mais mon palais fatigue ...
J'ai préparé hier soir des ravioles "maison" au homard et langoustines parsemée de lamelles de truffes Tuber Burchii aux saveurs alliacées. J'aime bien cette petite truffe blanche plutôt bon marché que je vais préparer ce soir dans un mélange parmesan beurre salé et le tartiner sur du pain grillé (c'est délicieux!).
Le Foreau 1996 sans la truffe blanche mais plutôt la tuber magnatum pico, des notes de safran dans un ensemble d'une grande finesse, le plat le domine même si la bouche est sublime. Le Puligny Montrachet 1er Cru les Folatieres 2004 des Clos de Lambrays est très jolie avec le plat, respectant parfaitement la finesse du terroir et affichant une grande longueur en bouche.
La viande de bœuf saignante et bien poivrée a été parfaite avec le Fonsalette 2001 et surtout avec le délicieux Rayas 1998, soyeux, gourmand et voluptueux.
Sur les fromages, nous avons ouvert un saumur breze 2005 de chez Foucault, gras et minéral à la fois.
Le dessert au chocolat est accompagné d'un vin de Claude Courtois nommé Vin de Mistelle, issu d'un moût non fermenté muté à l'eau de vie (issu de "x" cépages), il tire 17º et dévoile des arômes de quetsches et de fruits rouges. C'est bon mais mon palais fatigue ...
13 février 2013
Le Mont 1ère trie 1989, Domaine Huet
Le Mont est produit sur un sol d'argile verte à silex appelé localement "perruche" (on retrouve ce nom sur le 1er niveau de qualité du Vouvray 1947 de la maison Foreau), c'est un des terroirs du domaine que j'apprécie le plus (surtout en demi-sec), même si en 1989 Le Clos du Bourg a toujours eu ma préférence.
Le nez se révèle rôti, torréfié avec des notes de gelée de coing et de pommes caramélisées. En bouche c'est très fondu avec une douce acidité et des arômes d'agrumes confits, c'est très jolie à boire en ce moment.
10 février 2013
La Bourgogne et ses vins "naturel", la grande dégustation.
Je souhaitais depuis longtemps organiser une dégustation comparative des vins de ces vignerons passionnés, aux idées bien arrêtées, laissant le vin libre, travaillant la terre et le sol avec force et courage, des vins où l'abus de souffre est impossible, où toutes les saletés de la chimie sont bannies, ... Enfin des vins que l'on a envie de boire, à grandes lampées.
La bourgogne est ma région préférée et depuis 10 ans j'en achète beaucoup, je ne suis pas un ayatollah du bio, d'ailleurs je n'aime pas ce terme mais j'aime un style de Pinot Noir. Ce soir j'ai invité 7 amis pour déguster un échantillon de quelques flacons bourguignons, parfois des bouteilles rares, des vins libérés. Nous allons finalement faire une grande dégustation avec 10 bouteilles pratiquement toutes splendides. Les bouteilles sont servies à l'aveugle par paire puis nous les découvrons ensuite, chaque série donne lieu à des échanges vifs, j'ai cherché à monter en puissance mais dans les commentaires ci-dessous vous constaterez que cela commence très fort.
1ère série :
Pinoterie 2010, Domaine Prieure Roch : cette cuvée est un assemblage de raisins issus des plus beaux terroirs du domaine (Vosne, NSG, Clos Vougeot), le vin est légèrement marqué par son élevage (rare pour le domaine) et son nez sans retrouve un peu fermé. En bouche, le vin est bien meilleur, gourmand, très digeste sur son fruit bien mûr. 15/20
Haute Côtes de Nuits, Black Pinot 2010, Yann Durieux : formé chez Prieure Roch, ce vigneron a produit un superbe vin, gorgé de fruits, un plaisir au nez sur des notes de fruits rouges. 15,5/20
2ième série:
Pommard VV, 2008, Fanny Sabre : sous une robe pâlotte, le vin affiche une belle finesse, petit fruit rouge au nez, fraise des bois, c'est croquant et gourmand. 14,5/20
Pommard "les petits noizons" 2008, Domaine Dominique Derain : la robe est d'un beau rouge, brillante, le nez est très pommard, épicé, cassis. La bouche est un peu austère mais d'une belle tension. 15,5/20
3ième série :
Chambolle Musigny, 1er Cru, Philippe Pacalet 2005 : on rentre dans le grand, nez de rose, toujours ses fruits rouges bien mûrs, l'équilibre de la bouche est bien même si cela manque un peu de longueur. Le nez surpasse la bouche 17/20
Nuits Saint Georges, 1er cru, les Argillières 2001, Domaine de Chassorney : un nez compliqué, de la réduction c'est certain, le fonds de verre est très sauvage, épicé. Le vin est en transition, il a perdu son fruit au nez. La bouche est par contre d'une belle tension sans les déviances du nez. Il mérite de l'air. 15/20
4ième série :
Vosne Romanée, Le clos Goillotte 2002, Prieure Roch : un nez extraordinaire car il nous emmène vers les épices, le poivre, la réglisse, des notes de mures et une fin de verre sur les fleurs (toujours la rose). En bouche, le vin est long, cela griotte à mort, l'équilibre est jubilatoire. 19,5/20
Vosne Romanée, 1er Cru les beaux Monts 2001, Domaine Leroy : je suis content car nous sommes dans le même style, 2001 est certes un millésime inférieur à 2002, mais ce Leroy tient parfaitement la route. Des notes florales soulignent le nez, une touche végétale dans une matière délicate (qui nous rappelle les vins du DRC), une bouche d'une belle intensité. Je préfère le clos de chez Prieure Roch mais l'ensemble est tout de même fantastique. 19/20
5ième série :
Clos de la Roche, 2002, Domaine Ponsot : j'ai hésité à sortir cette cuvée VV, car la dernière bouteille dégustée il y a 2 ans était totalement fermée. Ce soir le flacon est génial, une texture naturelle, un parfum splendide d'odeurs de roses, de pivoines, de framboises, d'une grande précision à tous les niveaux. 19/20
Chambertin Clos de Bèze, 2003, Domaine Prieure Roch: un nez magnifique sur la griotte, le tabac, le rose fanée. C'est très grand. J'adore la bouche avec des notes d'oranges sanguines, un côté salin même si la longueur est moindre que le vin de Ponsot. 18,5/20
Les 4 derniers vins sont hors nomes, avec la grâce qu'on retrouve dans les grands crus, des vinifications en vendanges entières, livrant des nez au parfum majestueux de roses qu'on retrouve aussi au Domaine de la Romanée Conti.
Les robes sont légères, les bouches délicates, digestes, sur le fil de l'équilibre (légère volatile). Je pense qu'on est dans le sublime de la bourgogne.
09 février 2013
Foreau et Foillard
Le Demi Sec 2011, du Clos Naudin est une très jolie réussite. Doté d'une belle acidité, la perception du sucre est discrète, la bouche est bien tendue. Son nez est marqué par les agrumes, le pamplemousse rose principalement. Je le trouve très bon.
Le Moelleux 1995 est évolué sur des notes briochées et exotiques, avec des notes de coing puis de miel. On ressent une légère oxydation du vin, sa robe est d'ailleurs très évoluée. Ce n'est pas la plus belle expression du chenin de Philippe Foreau.
Le Morgon " Côte de Py " de Foillard 2009 est l'expression la plus belle d'un gamay produit sur un millésime riche. Le vin a du potentiel de garde
08 février 2013
Marché du vin : à la conquête du vignoble chinois
Selon une étude du cabinet IWSR (International Wine and Spirit Research), l'empire du milieu sera en 2016, le sixième pays producteur au monde, le troisième importateur et deuxième consommateur en valeur. J'y vois deux conséquences néfastes pour les vins français. En effet, en devenant producteur, les consommateurs chinois vont se tourner sur la consommation de produit "made in china" au détriment de nos vins moyenne gamme (les "petits" Bordeaux vont avoir encore plus de difficultés, tout comme toutes les régions de France très tournées vers l'export).
L'autre conséquence sera la hausse des prix des vins de prestige et notamment des grands crus de la Bourgogne (aux quantités très réduites) car l'accroissement des richesses des plus riches est exponentiel.
Beaucoup de groupes comme Pernod Ricard sont présents dans la conquête du vignoble chinois. Le groupe LVMH (Dom Perignon, Yquem ...) va d'ailleurs jouer sur les 2 tableaux (production intérieure et exportation) ; il va planter un vignoble d'une trentaine d'hectares à Yunnan (un vignoble d'altitude à 2400 m, au sud-ouest de la Chine) et rejoindra ainsi les Domaines Baron de Rothschild qui avait investi en 2009 dans un vignoble de 25 ha sur la péninsule de Shandong, à l'est du pays.
07 février 2013
Crêpes, chandeleur et accord avec les vins
La fête de la Chandeleur est une occasion de faire un repas complet de crêpes avec des amis.
Commençons par des blinis fait maison, ces petites crêpes russe réalisées avec 3/4 de farine blanche et 1/4 de farine de sarrazin. J'ai adoré les déguster avec de la crème fraîche, du hareng fumé et du saumon fumé.
L'accord est bon avec le Pouilly Fumé de chez Alexandre Bain, sa cuvée Pierre Précieuse 2010 est une belle réussite bien qu'elle manque pour moi de minéralité à ce stade.
À table, les galettes de sarrazin sont accompagnées d'andouilles de guéméné. L'accord est tout trouvé avec des beaujolais gourmands :
le Fleurie au bon grès 2010 de chez Guignier est très floral (j'adore) ;
le Fleurie VV de chez Yvon Metras 2010 est plus animal (j'aime moins mais il marche fort avec le plat) ;
enfin le Morgon de Jean Marc Brignot 2010 est une superbe combinaison des 2 vins précédents sauvage et floral à la fois. Les autres bouteilles de cette cuvée vont attendre patiemment en cave car le potentiel me semble énorme.
Pour les crêpes en dessert tant attendues, nous dégustons 2 vins pour les accompagner :
Un Vouvray brut 2007 de chez Foreau aux notes d'amandes fraîches. L'accord a parfaitement fonctionné avec la crème de frangipane que j'avais préparé. C'était surtout une parfaite "remise" en bouche.
Le vouvray réserve 2003, toujours de la maison Foreau a été sublime, surtout avec les crêpes à la confiture d'abricot.
Au delà de l'accord, la bouteille a été très ouverte et délicieuse.
Deiss 2005, quintessence
Cette bouteille dégustée avec un ami au coin du feu il y a une dizaine de jour m'a offert un très grand plaisir gustatif. Je vais faire simple, c'est une bombe !
C'est encore très jeune mais la liqueur est superbe avec une acidité qui tranche et amène l'équilibre. Le potentiel de garde est à mon avis de 50 ans bien que le flacon en 37,5 soit probablement un handicap à une si longue conservation.
06 février 2013
Miolo, pétillant 2008 du Brésil
Cette cuvée vinifiée par le géant du vin haut de gamme brésilien ne me donne pas un grand plaisir, assemblage de chardonnay et pinot noir, il dégage une amertume en fin de bouche très désagréable. Je repense au Brut 2007 de la maison Foreau, goûté au domaine il y a 10 jours. Un superbe Vouvray, avec ses notes d'amandes fraîches au nez et sa bouche magnifiquement tendue, tout l'opposé de ce vin brésilien.
05 février 2013
Prieure Roch, NSG 1er cru clos des corvées 2008
Cela fait au moins 2 ans que je n'avais pas goûté un vin du Domaine Prieure Roch, bien qu'il me reste quelques bouteilles en cave (Suchot 2003, Suchot 2001, Clos Des Corvées 1996 ...). Ce NSG 2008 acheté chez Vinisat.com est sublime, une matière phénoménale, un nez pur comme je les aime avec ce juste équilibre entre arômes floraux et les épices douces. Je crois que j'aime toujours autant le style, aucune déception. Le domaine a par contre des tarifs trop élevés depuis quelques temps.
Quelques liens sur gpvins où nous avons dégusté des vins de chez Prieure Roch :
Pacalet vs Prieure Roch
Prieure Roch Vosne Romanée Pure 2000
Chambertin Clos de Beze 2005
Les Suchot 2003 et Clos Vougeot 1996
Nuits 1er Cru 2005
Chambertin Clos de Beze 2000
Nuits Saint Georges, Clos des Corvées 1996
Encore les Suchots 2003
Vosne Romanée les Suchots 1995
F Cossard, Bedeau 2010
Un vin gouleyant qu'on aime boire. J'adore cette cuvée 2010, la simplicité et le goût du pinot noir bien frais.
09 janvier 2013
Cornas 2008, Franck Balthazar
Dégusté sur 3 jours, le vin respire la syrah comme je les aime. C'est frais bien évidement trop jeune mais très agréable à boire car pas trop extrait.
Un style nature entre Clape et Allemand, le top de l'appellation.
07 janvier 2013
Marché du vin en 2012 la Bourgogne grande gagnante !
L'indice Idealwine (enchères en France) affiche une évolution bien contrastée à celle de l'indice Liv Ex (indice Anglo-saxon), avec une croissance de + 18,95 %, contre une baisse de 9,6 % pour le Liv Ex 100.
La raison de cette différence est principalement liée à la pondération de la Bourgogne dans le fonds. En effet, la Bourgogne a pris la 1ère place du marché avec + 33 % de hausse sur 1 an pour le Idealwine Bourgogne Le marché bourguignon est devenu très spéculatif en atteste les prix en hausse moyenne d'environ 50 % pendant les ventes des Hospices de Beaune.
La Bourgogne a le vent en poupe dans les ventes aux enchères françaises alors que le Bordelais pleure et traverse une crise surtout sur les millésimes moyens. Les vins du DRC, Jayer, Raveneau, ... poursuivent leur ascension au sommet tirés par une demande insatiable des asiatiques. C'est tous les domaines qui profitent de cette nouvelle spéculation (Roumier, Armand Rousseau, Coche Dury, Clos de Tart, Leflaive, Comtes Lafon, Meo Camuzet ...) et le mouvement devrait se poursuivre (en effet, les faibles volumes des derniers millésimes et la rareté des crus vont contribuer à entretenir cette tendance),
Les vins de la Vallée du Rhône vont pas mal du tout, moins spéculatif mais la performance reste honorable et constante.
En synthèse : la clientèle asiatique n'achète plus les châteaux de Bordeaux à n'importe quel prix. la Bourgogne connaît des heures de gloire et je prédis une évolution similaire en 2013, le Rhône (avec les CDP de Rayas et Clos des Papes, Hermitage de Chave, Côte-Roties de Gerin, Jamet ou Guigal...) devrait être d'évolution positive mais raisonnable sauf quand les cuvées sont rares (Château Grillet, Cuvée Cathelin Chave, Hommage Perrin Beaucastel, ...)
Malheureusement, la hausse des prix concerne toutes les cuvées que j'adore en Bourgogne (Clos des Lambrays, Volnay de Lafarge, Anne Gros, Domaine Ramonet ...) et dans le Rhône (Côte Brune de Jamet). Je préférais quand les asiatiques se passionnaient pour les Carruades De Lafite à 300 euros la bouteille !!!
01 janvier 2013
BREF
Bref, pour fêter la fin d'année rien de tel qu'une dégustation dans un bar à vin. Je tombe en face de Bob, un aficionados de la barrique, un mec perdu dans un bar pour fou de vins natures, attiré par les vins du Domaine de la Romanée Conti à prix d'amis (aucun espoir que le patron lui en cède une).
On a commencé à échanger sur les vins naturels, de l'apologie du vin sans souffre ..., une fin d'année qui allait bientôt partir en couille.
Robert a dit "c'est de la merde pour bobos parisiens"
J'ai dit "cela se boit moins avec la tête qu'avec l'estomac, c'est du fruit, gouleyant"
Il a dit "comment aimer un vin qui sent l'écurie "
J'ai dit "c'est une légère réduction, il faut mettre en carafe 5 h mini
Il a dit "ton rouge pétille comme un mousseux"
J'ai dit "oui, il faut secouer la bouteille pour sortir le gaz carbonique"
Il a dit " tu déconnes"
J'ai dit "non, c'est un vin vivant, entier, qu'on a laissé s'exprimer"
Il a dit "qu'on a laissé s'échapper"
J'ai dit "tu aimes"
Il m'a dit "on fait pas de sentiment avec le vin"
J'ai dit "alors t'as rien compris"
On buvait un magnifique Croze Hermitage 2009 de Dard et Ribo.
On commençait à s'engueuler
Bref, nous n'étions pas d'accord
C'est décidé, on va goûter une cuvée à l'aveugle.
J'ai cherché dans la cave, j'ai regardé, j'ai reposé, j'ai cherché, puis j'ai trouvé.
Il m'a dit d'accord
J'ai dit "délicieux, gouleyant, un nez de rose épurée"
Il a dit "déviant, serpillère, oxydé, une robe trouble d'un vin passé"
J'ai dit " tu sais pas goûter ? " Bob a fait " regard ", j'ai fait " regard ", Bob a fait " regard ", j'ai fait " regard insistant ", Bob a fait " bfha, signe de la tête".
Puis il m'a dit : "c'est abîmé et mal vinifié"
On s'est engueulé, je me suis levé
Et je lui ai dit : "il faut partir maintenant"
Il m'a dit :"je me casse"
J'ai cru que j'allais le cogner
Bref, il est parti et on s'est enivré toute la nuit.
Bonne année 2013
31 décembre 2012
L'AMF alerte sur les produits financiers atypiques (placement dans le vin)
L'Autorité des marchés financiers émet une alerte sur les risques que présentent les placements non financiers comme les manuscrits, les oeuvres d'art, le vin, les timbres, les montres qui ne sont pas soumis à la même réglementation ni aux mêmes contrôles que les produis financiers.
Ci-dessous le communiqué de presse du 12 décembre 2012 :
"L'AMF met en garde le public sur les placements atypiques proposés aux épargnants dans des secteurs aussi divers que les lettres et manuscrits, les œuvres d'art, les panneaux solaires, les timbres, le vin, les diamants ou autres secteurs de niche. L'AMF rappelle aux épargnants que ces secteurs ne sont pas soumis à la règlementation protectrice des instruments financiers. Cela signifie notamment que les documents commerciaux établis par la société ne sont pas examinés par l'AMF.
En raison de la faiblesse actuelle des taux d'intérêts, les épargnants sont de plus en plus incités d'investir leur épargne dans d'autres types de placements que les placements financiers traditionnels.
L'AMF a ainsi pu constater le développement d'offres émanant d'acteurs qui proposent des investissements, aux rendements annoncés flatteurs, dans des secteurs aussi divers que les lettres et manuscrits, les œuvres d'art, les panneaux solaires, les timbres, le vin, les diamants ou autres secteurs de niche.
L'AMF souhaite rappeler aux épargnants que ces secteurs ne sont pas soumis à la règlementation protectrice des instruments financiers. Si le produit proposé n'est pas régulé par l'AMF, alors les documents commerciaux établis par la société ne seront pas examinés par l'AMF. En cas de problème, les recours seraient limités.
L'AMF recommande par conséquent aux épargnants d'appliquer des règles de vigilance avant tout investissement. Ces règles sont valables pour un produit financier et a fortiori pour tout produit qui ne relève pas de la sphère financière régulée :
En raison de la faiblesse actuelle des taux d'intérêts, les épargnants sont de plus en plus incités d'investir leur épargne dans d'autres types de placements que les placements financiers traditionnels.
L'AMF a ainsi pu constater le développement d'offres émanant d'acteurs qui proposent des investissements, aux rendements annoncés flatteurs, dans des secteurs aussi divers que les lettres et manuscrits, les œuvres d'art, les panneaux solaires, les timbres, le vin, les diamants ou autres secteurs de niche.
L'AMF souhaite rappeler aux épargnants que ces secteurs ne sont pas soumis à la règlementation protectrice des instruments financiers. Si le produit proposé n'est pas régulé par l'AMF, alors les documents commerciaux établis par la société ne seront pas examinés par l'AMF. En cas de problème, les recours seraient limités.
L'AMF recommande par conséquent aux épargnants d'appliquer des règles de vigilance avant tout investissement. Ces règles sont valables pour un produit financier et a fortiori pour tout produit qui ne relève pas de la sphère financière régulée :
- - aucun discours commercial ne doit vous faire oublier qu'il n'existe pas de rendement élevé sans risque élevé. Tout produit affichant un rendement supérieur au taux monétaire (l'épargnant pourra aussi se référer au taux du livret A) comporte a priori un risque sensible ;
- - les informations communiquées par votre intermédiaire doivent être claires et compréhensibles. L'adage « n'investissez pas dans ce que vous ne comprenez pas parfaitement» vous évitera bien des déconvenues ;- obtenez un socle minimal d'informations sur les sociétés ou intermédiaires qui vous proposent le produit (identité sociale, pays d'établissement, responsabilité civile, règles d'organisation, etc.) ;
- - posez-vous la question de savoir comment, et par qui, est réalisée la valorisation (prix d'achat ou de vente) du produit proposé ;
- - renseignez vous précisément sur les règles ou mécanismes mis en place qui permettent la revente du produit."
29 décembre 2012
Cécile Tremblay, Bourgogne 2010
Fidèle au Domaine, j'ai rentré toutes les cuvées du millésime 2010, goûtées en fût j'avais eu une superbe émotion avec ce millésime. J'ouvre pour le plaisir la cuvée la plus simple du Domaine, c'est très bon, une magnifique expression du Pinot Noir (2/3 ans de garde lui seront d'ailleurs bénéfiques)
Repas d'hier soir
Les vacances sont l'occasion de se faire plaisir avec quelques jolies flacons. Le château Corbin Michotte 1989 est classique, très bon à déguster en ce moment.
Le Clos des Goisses 1999 me déçoit par sa longueur, il affiche une bulle fine avec une belle acidité mais il tombe top vite en bouche. Cette cuvée reste toutefois très bonne à boire mais parfois on attend plus d'une bouteille.
28 décembre 2012
Commentaires soirée de Noël
Servi à l'apéritif, le VV de Egly Ouriet affiche une couleur dorée (légèrement ambrée) et une bulle fine. Très vineuse, légèrement oxydative, le style de la propriété. J'aime bien mais je préfère cette cuvée sur un plat.
Le Taittinger Comte de Champagne 1995 est une belle bulle, aérienne, une grande expression du Chardonnay en Champagne.
Sur les Saint-Jacques, deux blancs sont servis. Le Clos de Mr Noly de chez Valette 2001 est oxydatif (son style de vinification), il est bon seul mais dérange trop avec la fraîcheur du plat (il lui faut plutôt une poularde aux morilles). Le deuxième, un Meursault 2004 de Roulot, n'est pas chanceux également car lui aussi est oxydé mais anormalement pour le Domaine.
Nous passons au homard au gingembre et beurre clarifié. Le Riesling FE 1998 de Trimbach est parfait dans son expression minérale et finement pétrolée. Le vin suivant est sublime car sensuel et tendu, un Meursault Genevrières 1999 du Domaine des Comtes Lafon.
Sur le Chapon, son blanc doré sur sa peau avec une belle purée de pomme de terre, nous servons une Romanée Saint Vivant 2003 de Robert Arnoux. Une bouteille splendide car naturelle, fine, des arômes typiques des grands crus de Vosne. J'ai adoré sa texture délicate et veloutée.
Sur le Ris de Veau doré et sa sauce à base de trompettes de la mort, nous dégustons un Chambertin Clos de Beze 2004 de chez Armand Rousseau. La bouteille a du mal à passer après la délicatesse du RSV, le vin est un peu fermé, un passage en carafe lui aurait été favorable. Quel dommage que cette cuvée s'exprime pas totalement ce soir.
Nous attaquons l'agneau cuit à basse température, un carré magnifique de saveur et de douceur. Nous servons 2 Bordeaux : un Château Mission Haut Brion 1990 superbe et un Ducru Beaucaillou 1986 malheureusement légèrement bouchonné.
Pour finir la côte de Bœuf fait l'honneur au Grand Puy Lacoste Magnum 1978, une cuvée resplendissante de fraîcheur sur un petit millésime.
Tous les plats ont été servis en petite quantité, magnifiques de précision dans les cuissons et dans la qualité des produits.
10 novembre 2012
Investir dans Nobles Crus : quelle méthode retenir pour valoriser le vin ?
The Vintage Wine Fund a reculé de 22 % en 2011 et recul de l'ordre de 5 % en 2012, le Liv ex est sa base de référence pour évaluer son stock.
Alors que le fonds Nobles Crus affiche des performances exceptionnelles avec un rendement moyen supérieur à 10 % . Ces performances ont intrigué les observateurs de marché et de multiples articles suite à une publication de journalistes (Financial Times, La Tribune) font état de doutes sur la valorisation des stocks.
Je ne souhaite par rentrer dans la polémique (un excellent article : http://www.levif.be/info/actualite/economie/nobles-crus-in-vino-satanas/article-4000186957834.htm), mais je pose un problème général et évident de valorisation pour tous ces nouveaux actifs financiarisés par des fonds exotiques : les voitures de collection, les œuvres d'art, les montres de collection, le vin...
En effet, il n'existe pas une place commune et unique qui servirait de référence pour la cotation des bouteilles dans les portefeuilles des fonds. Le Liv Ex est devenu une référence pour les fonds UK mais d'autres fonds utilisent leurs propres méthodes d'évaluation. D'ailleurs, le Liv ex peut lui aussi être contestable car au regard parfois des très faibles échanges sur une cuvée, le prix retenu pourrait être artificiellement sur ou sous valorisé dans le fonds.
L'absence de marché transforme vite un actif sans risque apparent en un actif illiquide, très difficilement échangeable et dont la valorisation théorique s'éloigne grandement de sa valeur dans le marché. La juste valeur de l'actif devient dès lors extrêmement volatile et difficilement déterminable. Malheureusement pour le vin, la juste valeur sera toujours difficile à déterminer sauf si une plateforme mondiale était créée et nous en sommes loin.
Une menace réelle pèse donc sur Nobles Crus. En effet, la panique des investisseurs suite à cette rumeur de manipulation des cours pourrait être très dommageable pour le fonds. La rencontre de l'offre et de la demande n'étant pas facilité dans le marché, le risque est une chute très forte du fonds si de multiples investisseurs souhaitaient sortir en même temps et récupérer leur cash avec encore une bonne plus value (il ne faut pas oublier que désormais le fonds gère plus de 100 m€ d'actifs). Je comprends qu'Elite Advisers (société de gestion de Nobles Crus) publie une contre argumentation qui tient la route mais le mal est fait dans un environnement déjà enclin aux escroqueries du monde financier.
09 novembre 2012
Chute des vins, une baisse très marquée pour les 1er cru classés
Le Liv Ex publie un graphique très intéressant.
Dans quelles proportions les stars de bordeaux ont-elles chuté depuis la récession du marché ? Le graph, ci-dessus, montre la perte en pourcentage pour les millésimes 2000-2008, comparant les plus forts prix observés sur le marché et son prix d'octobre 2012.
Plus de 80 % des prix les plus hauts constatés se situent entre décembre 2010 et juin 2011.
La différence avec les cours actuels est frappante. La plupart ont affiché une baisse de plus de 30 % et la baisse moyenne est de 34 %.
Mouton Rothschild 2000 est le seul à moins de 20 % d'écart.
Lafite est la château qui affiche les plus grandes différences avec de 40,6 % en moyenne.
Pour faire simple, l'acheteur de Lafite Rothschild 2008 en février 2011 a perdu plus de 50 % de sa valeur par rapport aux cours actuels.
Apéritif avec Arena et côtes de porc épaisses avec un Croze
Un muscat du Cap Corse de chez Arena 2009. C'est bien réussi avec un équilibre fruit, intensité bien trouvé.
Pas de lourdeur (pas d'excès de sucre), des notes rôties, très aromatique au nez. Dans l'ensemble, une cuvée très apéritif.
Le Croze Hermitage 2009 de Dard et Ribo est sur son fruit, brillant, gouleyant, digeste. J'aime cette cuvée simple qui fonctionne bien avec le gras de la côte de porc.
Envie de vins de La Loire
La cuvée le Cul de Beaujeu 2009 de François Cotat est jolie. Je trouve dommage que l'on sente un peu trop l'alcool en bouche bien que l'acidité soit très présente (le vin est joliment tendu) par contre son nez est merveilleux, exotique, avec des notes de citron confit, une excellente thématique d'agrumes.
Cette cuvée sera de très grande garde.
La cuvée les Tuffeaux de François Chidaine est très ouverte. Je trouve le vin délicieux. Des notes de citronnelles, d'agrumes et pamplemousse.
Le vin est épuré, tendu, avec un très belle énergie.
2 cépages, des vins différents mais très ouverts avec un supplément de précision en bouche pour Chidaine, il faut laisser du temps aux vins de Cotat.
01 novembre 2012
Très belle soirée
J'aime de plus en plus les champagnes, le Dom Perignon 2002 est comme d'habitude excellent, frais, sur des notes d'agrumes, avec une très jolie bulle. Une excellente bouteille d'apéritif.
J'ai servi le Bollinger Grande Année 1999 sur l'entrée à base de homard et velouté d'artichaut. Le vin a bien résisté à l'accord, il est très bon.
La Mission Haut Brion 1990 est sublime sur la filet de boeuf. La race du Pessac avec ses notes fumées et d'épices orientaux.
31 octobre 2012
La résistance exceptionnelle des vins du Domaine de La Romanée Conti
Si l'indice Liv-ex 50 corrige sérieusement, les vins du DRC continuent de croître avec une performance de 10 % sur 1 an.
Une niche exceptionnelle dans ce marché déjà très particulier.
Chute des prix
Dans un marché chahuté, les prix du vin ont affiché une insolente stabilité (avec des cours de folie pour les "super" bordeaux) jusqu'en juin 2011. Depuis, on assiste à une forte correction surtout à Bordeaux (Lafite en premier) et on retrouve le marché du vin (Liv-ex 100) sur un niveau de performance proche des indices boursiers.
Dégustation de folie
Les blancs:
Deutz, Amour de deutz 2002 et Pol Roger 1999, Winston Churchill
Grange des Pères blanc 2004
Meursault clos de la barre 2006, Comte Lafon
Puligny Montrachet, Les Folatières 2009, Clos des Lambrays
Rouges magnifiques :
Échézeaux 2002, DRC
Côte Rôtie, Côte Brune 2004, Jamet
Rauzan Segla 1990
Rouges d'un grand niveau:
Échézeaux 1989, DRC
Lynch Bages 1989
Grange des Pères 2006
Rouges qui m'ont un peu déçu:
Barolo, cerequio 2003, Roberto Voerzio
Nuits Saint Georges, Les Vaucrains 1990, Chicotot
Clos rougeard 2005, les poyeux
Liquoreux :
Vouvray, réserve 1ère trie, 1989, Foreau
Deutz, Amour de deutz 2002 et Pol Roger 1999, Winston Churchill
Grange des Pères blanc 2004
Meursault clos de la barre 2006, Comte Lafon
Puligny Montrachet, Les Folatières 2009, Clos des Lambrays
Rouges magnifiques :
Échézeaux 2002, DRC
Côte Rôtie, Côte Brune 2004, Jamet
Rauzan Segla 1990
Rouges d'un grand niveau:
Échézeaux 1989, DRC
Lynch Bages 1989
Grange des Pères 2006
Rouges qui m'ont un peu déçu:
Barolo, cerequio 2003, Roberto Voerzio
Nuits Saint Georges, Les Vaucrains 1990, Chicotot
Clos rougeard 2005, les poyeux
Liquoreux :
Vouvray, réserve 1ère trie, 1989, Foreau
12 mars 2012
Les vins d'à côté - salon bio à Orléans
Du Loire et Cher principalement, ses joyeux vignerons réalisent des vins francs et sincères, gouleyants, expressifs et naturels.
Quelques fois dans un style oxydatif noble, parfois dans un style oxydatif "jurassien", les blancs de Sauvignon rayonnent majoritairement comme les vins de Noëlla Morantin ou les Cheverny d'Hervé Villemade.
Les sucres sont parfois mal maîtrisés, avec du résiduel marqué qui fait perdre la fraîcheur de ce cépage, c'est dommage, mais la non intervention se paye à ce prix. Mais il y avait une large gamme de vignerons pour trouver chaussure à son pied.
Côt, Pineau d'Aunis et Gamay composent la majorité des cépages rouges présents au salon avec quelques cuvées de Pinot ou de Cabernet.
Idem, les vins sont dans une expression naturelle, cela pétille et mousse parfois. La macération carbonique et l'absence de souffre laisse quelques traces. Qu'importe car les vins sont bons, digestes, d'une grande fraîcheur et quelques bouteilles vont remplir la cave : le verre des poètes 2010 du domaine de Montrieux et le pineau d'Aunis du domaine de l'angevins.
Cette première est fondamentalement une réussite dans une ville pauvre en offre, à part les Becs À vin.
Bravo
Quelques fois dans un style oxydatif noble, parfois dans un style oxydatif "jurassien", les blancs de Sauvignon rayonnent majoritairement comme les vins de Noëlla Morantin ou les Cheverny d'Hervé Villemade.
Les sucres sont parfois mal maîtrisés, avec du résiduel marqué qui fait perdre la fraîcheur de ce cépage, c'est dommage, mais la non intervention se paye à ce prix. Mais il y avait une large gamme de vignerons pour trouver chaussure à son pied.
Côt, Pineau d'Aunis et Gamay composent la majorité des cépages rouges présents au salon avec quelques cuvées de Pinot ou de Cabernet.
Idem, les vins sont dans une expression naturelle, cela pétille et mousse parfois. La macération carbonique et l'absence de souffre laisse quelques traces. Qu'importe car les vins sont bons, digestes, d'une grande fraîcheur et quelques bouteilles vont remplir la cave : le verre des poètes 2010 du domaine de Montrieux et le pineau d'Aunis du domaine de l'angevins.
Cette première est fondamentalement une réussite dans une ville pauvre en offre, à part les Becs À vin.
Bravo
10 mars 2012
Krug 1976
Voilà exactement un vin qui me fait vibrer. C'est d'une complexité étonnante au nez (des notes beurrées, de pain grillé, de brioche et des arômes tertiaires) et d'une fraîcheur insolente en bouche avec des notes citronnées.
Le vin est d'une couleur dorée/ambrée et la bulle encore fine.
Le vin est d'une couleur dorée/ambrée et la bulle encore fine.
05 mars 2012
Mes grandes émotions, première fois.
1/ Je garde un souvenir extraordinaire du mon premier Leroy, une Romanée St. Vivant 2001
Tous les éléments étaient réunis pour accompagner ce grand vin.
2/ La Tâche 1991, première rencontre avec les vins du DRC. Une première avec les vins du Domaine ne s'oublie pas.
3/ Foreau goutte d'or 1947. J'avais à peine 20 ans, je rentrais dans l'univers du vin. Cette bouteille offerte par Philippe a été un accélérateur dans ma soif de découverte.
4/ Yquem 1937. J'avais juste une vingtaine d'année ma soif d'apprendre m'a permis de rencontrer des passionnés. Cette bouteille m'a transporté et je n'ai jamais dégusté depuis une bouteille de liquoreux aussi magique.
5/ Vosne Romanée, les Suchots, Domaine Pieure Roch, 1995 et 1996. Pourquoi ces bouteilles ?car elles m'ont conduit au style que j'aime en Bourgogne.
6/ Latour 1982, mon 1er grand Bordeaux. Étonnement, les plus grandes émotions ont souvent été offertes par des vins d'autres régions que le bordelais. J'ai relativement peu de Bordeaux dans ma cave, mais je garde en souvenir quelques bouteilles : Palmer 1983, Tertre Roteboeuf 1990, Mouton 1986, Lynch Bages 1959 ...
7/ Il y a des vins qui ont marqué leurs empruntes (un peu solitaire): les VV des blanderies 1999 de chez Marc Angeli, la complexité du nez avec le style sec de la bouche était remarquable (depuis j'aime moins ce style). J'ai essayé à plusieurs reprises les vins de Nicolas Joly pour un jour tomber sur un 1996 totalement merveilleux (je n'achète plus ces Savennières avec toutefois un petit regret).
8/ Comment ne pas citer les vins de chez Foucault, acheter aux Caves 47 à Tours, il y a plus de 10 ans. Poyeux 1990, le Bourg 1989, des vins exceptionnels (dont la pile devient réduite).
9/ Mon premier Chinon 1989 de chez Joguet. À tomber par terre tellement c'est bon, on oublie l'appellation que Charles transcende.
10/ Pour finir, le style Krug. Ma première bouteille, une grande cuvée dégorgée dans les années 75/80 et bu 20 ans après, c'était mon style parfait. Ensuite, un Clos du Mesnil 1979 (mon année de naissance) dans un 3 étoiles parisien, le rêve.
Depuis, je suis un grand amateur de champagne que je laisse vieillir comme les grands vins avec en priorité des Krug (grande cuvée et millésimé) et des salons.
Marché du vin en 2012, mon analyse
La correction entre juillet 2011 et janvier 2012 a été violente, toutefois le marché semble vouloir reprendre, comme les bourses mondiales.
Je suis toujours surpris pas ces excès d'optimisme ou de pessimisme, qui viennent suralimenter dans un sens ou un autre les opérations. Je suis convaincu que le marché chinois est un eldorado mais pas à n'importe quel prix. Les millésimes récents de bordeaux vont souffrir et nous n'avons vu que la partie haute de l'iceberg, je m'attends à une nouvelle correction du marché bordelais de 30 % au minimum. Il faut corriger les excès et les mauvaises nouvelles du continent asiatique viennent amplifier le phénomène.
Bien évidement, comme dans tout marché, des niches à fort potentiel existent. Il s'agit fondamentalement du domaine Leroy (ou Auvenay) et des vins du DRC. Mais également des vieux millésimes ou des millésimes exceptionnels de domaine prestigieux.
Je citerai :
Les grands bordeaux des millésimes 1961 et 1982 ; 1945 pourquoi pas ? Antérieurement c'est prendre un risque.
Quelques Yquem (1967 par exemple) ou la trilogie 1988/1989/1990 pour laquelle on trouve les vins à moins de 300 euros (placement long terme) ;
Les vins de domaine Rousseau, Roumier, de chez Cécile Tremblay (ces vins sont exceptionnels et deviendront très rares, toutefois personnellement je vais tout boire) ;
Je ne pense pas que les bourgognes blancs soient un bon placement de long terme : Leflaive, Raveneau, Roulot ... Il faut les boire et les avoir dans sa cave ;
Je pense que les vins d'Henri Jayer sont trop spéculatifs et trop hauts, ils consolideront ;
Quelques vins du Rhône : hermitage cuvée Cathelin de chez Chave, les crus de chez Guigal, Rayas 1978, 1990 ou 1995 ;
Et les grands vins de la Champagne : Krug, Salon, Bollinger RD. Les 3 domaines les plus à potentiel sur le LT. La cuvée Dom Perignon ne présente pas pour moi un caractère de placement à LT, tout comme les vins de Selosse (certes onéreux et spéculatifs à l'achat mais à 10 ans ou 15 ans...). J'ai dans ma cave des cuvée Winston Churchill, des Egly Ouriet, Jacquesson, idem sur le LT, les perspectives de rentabilité sont faibles même si c'est absolument délicieux ;
La Loire, je ne crois pas aux stars régionales : Cotat, Dagueneau, Foucault, Huet, Foreau ...
Je ne parle pas de l'Alsace même s'il y a des perles magnifiques en dégustation.
À bientôt pour d'autres informations de marché
03 mars 2012
Résistance des millésimes, 2009 gagnant et 2003 grand perdant
Le millésime 2009 a affiché une très bonne résistance à la crise qui touche le marché du vin depuis 2011. Pour rappel, celui-ci a en moyenne baissé de plus de 20 %.
Le millésime 2003 a rapidement chuté pour affiché un - 26 % en 8 mois.
Depuis janvier, le marché souhaite reprendre, tout comme les principales places boursières mais le 2003 stagne.
Mon avis reste que la correction n'est pas terminé et je crois profondément à 2 millésimes sur le long terme:
Le 2009 pour son caractère réellement fantastique (comme un 1982 ou 1961);
Le 2000 pour ses excellentes qualités et qu'il représente le tournant d'un siècle. À long terme, il suffit de regarder la côte du millésime 1900.
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