31 août 2009

Prieure Roch, Nuits 1er Cru 2005, VV

Je viens d'ouvrir cette bouteille tout en écoutant un album des Funkadelic des années 70, un morceau de funk génial ,"Comic slop" et "Uncle Jam" (en live).

La bouteille se laisse boire trop facilement, c'est bon même très bon. Du fruit un peu compoté, mais quelle fraîcheur. Le vin évolue bien dans le verre. Je vide mon verre !!! ........

30 août 2009

Prochain repas grand vin à Orléans

28 septembre 2009 à 20 h 00
Lieu surprise


Les vins grandioses à découvrir
Prix 400 € x 10 maximum

Krug, Vintage 1988 Magnum

Clos Saint Hune, Trimbach 1985
Clos Saint Hune, Trimbach 1982

Château Le Gay, Pomerol 1982
Château Lafleur, Pomerol 1982
Château L'Evangile, Pomerol 1982
Domaine André Kientzler, Riesling Grand Cru Geisberg 1989
Domaine du Clos Naudin, Vouvray Moelleux Réserve 1989

Alsace Grand Cru


J'ai pris un très grand plaisir à sortir 2 bouteilles évoluées d'Alsace achetées il y a un an aux enchères:

Domaine Marc Kreydenweiss, Riesling Grand Cru Kastelberg 1983 : un festival olfactif génial, anis (voir menthol), des notes de caillou chaud, des fruits exotiques et des notes de poires viennent à l'aération. Le bouche est droite, équilibrée, très fraîche. Une grande bouteille.

Domaine André Kientzler, Riesling Grand Cru Geisberg 1985 : sur une registre plus minéral, très légèrement hydrocarbure à l'ouverture. A l'aération, le nez devient très pure, marqué par un registre agrume : citronnelle, citron vert, puis des notes d'anis. La bouche est d'une grande tension, nerveux, un riesling génial.

21 août 2009

Essais de Hans Ulrich Kesserling

Les vins du Domaine Schlossgut Bachtobel.
Trois Pinot Noir avec des N° de série, le N°1 est le plus simple avec un fruit frais magnifique. Ami de Jules Chauvet, Hans Ulrich Kesserling est décédé en 2008, ses essais sur le viticulture sont des merveilles traduites en français pour les dernières années.
J'ai adoré les 3 vins dans le millésime 2006. Des robes diaphanes, des bouches croquantes, des vins digestes faciles mais complexes. Le N°1 est le plus simple, un Pinot Noir à la beaujolaise sur les fruits rouges. Le N°2 et le N°3 réalise une macération préfermentaires à 4°C pendant 10 jours puis un élevage en foudre pour le N°2 et en barrique pour le N°3 ; 2 à 3 semaines de fermentation avec des levures indigènes.
Le domaine a été repris par son neveu, on espère qu'il sera aussi brillant.
Tarif de 12 à 29 SFr

Jules Chauvet



"Faites un vin naturel avec un joli parfum"
J'ai eu du mal à me procurer ces 2 livres qui délivrent les travaux théoriques de Jules Chauvet. Ils décriptent parfaitement ses travaux sur la macération carbonique, l'étude des levures, ou les conséquences de la chaptalisation. Toutes les bases de l'oenologie moderne sont là.


20 août 2009

vins de vacances

quelques bouteilles :

les - :

Chassagne Montrachez 1er cru 2005 du chez Fontaine Gagnard, boisé non intégré, équilibre à revoir au vieillissement.

Muscadet, Domaine de Louveterie 1996 : une belle acidité mais une déviance en bouche me pertube.

Mortet, Gevrey Chambertin Au vellé 2003 : pourquoi avoir ouvert cette bouteille (achetée également), je m'interroge !!!

Domaine Guiberteau, Saumur 2007 : pour cet hiver et les prochains ...

les + :

Foreau sec 96 et demi-sec 96 sur les homards.

Foreau sec 2007 avec les langoustines.

Joseph Landron, Amphibolite 2008, pour les amateurs de sensations iodées avec des huitres.

Trevallon 2005 : à attendre mais déjà bon

les ++ :

Clos des Lambrays 2001 : le poisson c'est bon, mais un onglet de boeuf avec des pommes de terre ricolées c'est très bon aussi.

Morgon, Lapierre 2007, on vide la bouteille comme du jus de raisin, c'est tellement bon de croqué dans le fruit naturel. Mon vin de l'été.

Le film sur la page d'accueil (http://www.marcel-lapierre.com/) est très beau et transmet parfaitement la philosophie du domaine. A VOIR

Perrier-Jouet, Belle époque 1996 : c'est très bien fait et quel plaisir au retour de la plage à 19 h.

30 juillet 2009

Soirée chez Emmanuel

Très grande soirée avec beaucoup de flacons délicieux:

Un champagne Deutz 1990 pour commencer, un nez évolué et frais par contre une bouche d'une trop grande acidité pour être naturelle (acidifié ?).

La suite un Mosel-Saar-Ruwer, riesling 1976 (j'ai oublié le nom du domaine) au nez de résine de pin, d'encaustique, de menthe poivrée et de bergamote. Un vin délicieux avec environ 100 g de résiduel.

Un vin de transition à 5/20, les Arums de lagrange 2006, souffré, non intégré, boisé.

Puis les bouteilles mythiques de la soirée:

Meursault Charmes, Lafon 1999 comparé au Meursault Les caillerets, Coche Dury 1999.

2 bombes opposées, l'une sur la tension minérale à l'équilibre soyeux, l'autre en puissance et en force mais d'une longueur formidable. Ma préfèrence va au vin de Lafon tellement fin et sensuel (sans aucune oxydation).

Le rouge de transistion est un Gevrey Chambertin 2002 de chez Dugat Py, une "petite chapelle" trop jeune. Nous n'aimons pas. On dit qu'il faut attendre, j'ai des doutes.

Puis un nouveau superbe combat :

Pommard, 1er Cru Clos des Epeneaux, Comte Armand 2000 et un Chambertin, Clos de Bèze, de Prieure Roch 2000.

Deux vins opposés, j'adore toujours les vins de Prieure Roch, un pinot noir fin avec ses arômes de rose et d'épices. Le clos des Epeneaux est aussi très épicé avec des notes de cuir, beaucoup plus en puissance mais très équilibré. Je préfère le vin de Roch mais le pommard se défend très bien.

Un cornas 2000 de chez Allemand en étape avant les bordeaux, superbe sur des notes poivres.

Ensuite, un Château Pavie 1982 que j'ai bien aimé, un classique et un Haut Brion 1975 moyen mais typique du Château avec son fumé et son goudron.

Pour finir, un Yquem 1986 un peu décevant avec des notes légèrement iodées.

26 juillet 2009

Pacalet / Prieure Roch et divers (Orléans)

PACALET / PRIEURE ROCH

J'adore les vins de l'école Jules Chauvet, Philippe Pacalet réussit à merveille ses bourgognes dans un style en finesse et soyeux.
Bu ce week-end, 3 vins très marqués par le style de vinification.
Le Pommard 2005 de Philippe Pacalet offre un nez de fruits mûrs (groseilles, cassis), toujours très aérien. La bouche me déçoit un peu, chaude, avec un manque de précision. le vin doit probablement être attendu.
Le Gevrey-Chambertin, 1er Cru 2002 est merveilleux, une dynamique florale, des notes d'écorce d'orange et de fruits frais. La bouche d'une belle acidité affiche une fraîcheur presque inattendue. C'est un vin que l'on aime boire, la bouteille est très rapidement vide, c'est très bon signe.
Le Vosne Romanée, Les Suchots 2000, "PURE" est très typé Vosne (ce n'est pas toujours le cas avec les vins de Pacalet qui ont tendance à tous se ressembler), avec des notes de violettes, de rose fanée et de poivres. On croque dans le fruit, la matière est sublime, la bouche délicate. Un vin sans souffre absolument splendide (j'ai encore 2 bouteilles de cette merveille conservée à 11°C dans ma cave depuis son achat).

Quelques bouteilles dégustées aussi ce week-end.

Le Bourgogne de Roulot 2006 est frais, bien équilibré, j'aime bien. Le vin peut vieillir sans problème. La Chablis de chez de Moor 2005, tient totalement la route, très typé chablis sans bois. Le Foreau 2008, Moelleux est vraiement parfait en ce moment.

06 juillet 2009

Philippe Foreau 2008

Un petit passage à Vouvray aujourd'hui, j'ai adoré le Moelleux 2008 de la maison Foreau , avec ses notes d'ananas et de fruits exotiques comme le kiwi. Le vin est d'une grande longueur, d'un potentiel important 20/30 ans.
Comme d'habitude, Philippe propose des accords, cela m'en donne l'eau à la bouche : poulet citronnelle et ananas, salade de fruits (poire, ananas, orange sanguine).

29 juin 2009

Buvez votre ISF

Quelle bonne idée !

De toutes les solutions de défiscalisation, celle-ci me semble la plus surprenante. Derrière un site qui ne donne pas envie, l'idée a le mérite d'être excellente:

Réduire son ISF en achetant des grands crus, Romanée conti, Mouton, Montrachet, Rayas ...

Je ne crois pas, dans le contexte économique actuel, à la réalisation d'une forte plus value après 5 ans de conservation. Mais quel plaisir d'ouvrir une Richebourg 2003 du Domaine de la Romanée Conti avec l'argent prévu initialement pour les caisses de l'Etat.
Cette opération présente-t-elle des risques de requailification ? je le pense !!

en effet, il faut que la société existe au moins 5 ans et au regard du site, on se demande si la société existe déjà. Il ne faut pas oublier que l'on s'adresse à une clientèle haut de gamme et que la vitrine commerciale est la base du business (le site est à revoir, il faut qu'il rassure les clients et si on a pas l'argent pour concevoir un site moderne, c'est inquiétant).

28 juin 2009

Les ventes aux enchères

Les vieux vins vous intéressent, je vais vous inviter au voyage des ventes aux enchères. J'adore aller dans les salles de ventes pour y découvrir (et acheter) le flacon découverte, la bouteille sans étiquette des années 30, la bouteille rare à prix superbe, les vieux millésimes ...
J'ouvre ce jour une nouvelle rubrique " le vin en salles des ventes, guide d'achat"
Au mois de juillet, vous pourrez découvrir à Dijon (2 juillet à 19 h), une courte vente avec de vieux bourgogne. De l'extraordinaire, Musigny VV 1959 de Vogué (estimation 900 Euros), en passant par les vins des Comtes Lafon dans des millésimes jeunes (2002 à 2004), ou un Chambolle les Amoureuses 1969 du Domaine Clair Daü (excellente propriété à l'époque) pour les amoureux de la finesse (environ 100 Euros) Les millésimes du Domaine de la Romanée Conti sont très moyens, à éviter également les blancs de chez Fichet ou du Domaine Caillot.
A Bordeaux, le 3 juillet à l'étude d'Alain Briscadieu vous trouverez un petite vente avec de nombreux vins en quantité.

27 juin 2009

Loire rouge


Quelques bouteilles de cabernet de Loire :
dans l'ordre:
- Domaine de la Chevalerie, Busardière 2005 : quelle puissance avec déjà beaucoup d'équilibre !! un grand vin pour demain.
- Domaine Taluau, St Niolas de Bourgueil 1995 : évolué mais encore très complexe, très beau et simple à la fois.
- Domaine de la Chevalerie, Busardière 1996 : le vin apparaît moins complexe que le St Nicolas, un bel équilibre d'ensembe avec encore du fruit.
- Domaine des Ouches, Grande Réserve 1997: bouchon
- Chinon, La dioterie 1989 : grande finesse sur des notes animales, de poivrons grillés, de fumé et de sous-bois. Très grande bouteille.
- La Petite Cave, Amirault 1998 : décevante, léger déséquilibre au nez très sucré.

21 juin 2009

Domaine Cécile Tremblay


Ce domaine né en 2003 offre une gamme de grand cru naturel et superbe. La dégustation d'une partie des 2006 m'a enthousiasmé.

Vosne-Romanée VV : élégant, fin, très typé.


Chambolle Musigny, 1er Cru, Les Feusselottes : finesse, fraîcheur, épices

Echezeaux, "Du Dessus" : plus fermé, mais d'un grand potentiel


Chapelle Chambertin : ronce, rose, superbe nez à ce jour. Bouche plus ferme à attendre.

31 mai 2009

Commentaires de dégustation

Bonnes Mares, Comte de Vogué, 1989 :
La robe du vin à l'ouverture est très évoluée, je pense que le vin est fatigué. Pas du tout, le vin est très fin sur des notes poivrées, de gibier à plume, plutôt subtil.
J'aime ce vin (18/20). J'avais lu dans un article d'Audouze que beaucoup de vins du domaine se caractérisent par ces notes(http://academiedesvinsanciens.org/archives/1551-degustation-des-vins-du-domaine-de-Voguee-aux-Caves-Legrand.htm).

Musigny , Comte de Vogué, 1989 : La robe est beaucoup plus noire. A l'ouverture, le vin est fermé avec un nez réduit. Nous le passons en carafe pendant 1 heure. Le vin se retrouve alors transformé et beaucoup plus ouvert.

J'ai beaucoup aimé son caractère puissant en bouche et la subtilité de son nez (rose, poivre ...).
Château Haut Brion 1933 :
Note du château. Année chaude mais pluvieuse.
Peu de bons vins furent produits et ce millésime ne laissa que peu de souvenirs. La bouteille a un superbe niveau, le vin est exceptionnel pendant 10 mn dans le verre, ensuite il madérise très vite.
Climens 1937 : Une bouteille mytique et c'est le cas ce soir. Toute la magie des grands liquoreux : son nez mêle les épices, la canelle, le boisé et des notes de thé vert. La bouche est très fraîche, groseille, pruneau et d'une belle longueur.

Billecart 1964 est mort, cela arrive !

Superbe dégustation ce week-end (Photos)



































Gueule de bois chez les vignerons



Au pays du vin, la consommation est en chute libre. En 50 ans, les Français ont divisé par trois leurs habitudes. Désormais, la consommation moyenne annuelle de vin, selon les derniers chiffres publiés par le ministère de l'Agriculture, s'élève à 43 litres. Cela équivaut à un ballon de vin par jour et par personne.


A cela s'ajoute la crise, les exportations de vin français ont chuté de près de 30 % au premier trimestre. Cette baisse s'explique par le recul de la consommation dans les pays importateurs, mais aussi par la volonté des intermédiaires de réduire leur stock. Cette crise a une affectation particulière pour les vins haut de gamme et le champagne notamment au Royaume-Uni, aux Etats-Unis et au Japon.


Les ventes de champagne se sont effondrées de 27% sur les premiers mois de 2009. Le champagne est le meilleur reflet du moral des ménages, estime Lionel Breton, patron de Mumm dans un article du Figaro. Conséquence, même si la prochaine vendange est bonne, les vignerons champenois risquent de vendre beaucoup moins de raisin qu'à l'automne dernier compte tenu du niveau de stock invendu.


"À Bordeaux, les grands crus sont des grimpeurs, très bons dans les côtes et très mauvais dans les descentes. Cette incapacité à négocier les baisses provoque régulièrement des chutes collectives spectaculaires. Et c'est exactement ce qui est en train de se passer. Les prix avaient commencé à s'emballer avec 2003, millésime de la canicule, surcoté par les dégustateurs américains, séduits par la puissance alcoolique et les saveurs confiturées de ces vins hors norme, mais dans la plupart des cas sans finesse. Avec 2004, petit millésime sympathique, beaucoup avaient baissé, un peu, mais pas trop quand même. Puis, il y a eu le grand décollage de 2005, le millésime exceptionnel. Les prix ont alors grimpé jusqu'au ciel ou presque. Il eût été raisonnable ensuite de revenir avec le 2006 et surtout le 2007, gentil mais pas grand vin, à des tarifs incitatifs pour le consommateur.


On pourrait imaginer qu'une certaine logique dicte la conduite des propriétaires ou de leurs représentants : à bon millésime, bon prix ; à petit millésime, petit prix. Mais ce n'est pas le cas. Car, entre la réalité du marché, c'est-à-dire le consommateur, et le producteur, il y a un amortisseur : le négociant. Les grands crus ne vendent pas en direct. C'est le négociant qui achète, et se charge de revendre aux quatre coins de la planète. Il gagne copieusement sa vie avec les 2005. C'est très bon, tout le monde en veut et, même si c'est affreusement cher, sa marge reste large. Quand arrivent les 2006 et surtout les 2007, les amateurs se font plus rares. Mais lui, le négociant, est tout de même obligé de les acheter. Sinon, le propriétaire lui fait fermement comprendre que, si un nouveau 2005 arrive, il n'en aura pas une caisse. On appelle cela les allocations . Donc, pour ne pas perdre ces fameuses allocations, le négociant achète et stocke en attendant des jours meilleurs. Lesquels ne sont pas arrivés, loin s'en faut, en ce printemps 2009. À partir de là, l'état des lieux n'est pas difficile à établir. Les 2006 et 2007 retenus par les négociants trouvent difficilement preneur auprès des revendeurs et encombrent le marché. La crise mondiale provoque même un début de revente des fameux 2005. En Angleterre, on propose certains crus de ce millésime au-dessous du prix de sortie de la propriété... Autant dire qu'en dehors des spéculateurs - les wine speculators -, qui ne s'intéressent qu'aux grands premiers, l'amateur étranger se fait rare et prudent. Le prix proposé en primeur doit être vraiment au-dessous du prix livrable. Les grands premiers - Margaux, Lafite, Latour, Mouton - ont quasiment divisé leurs prix par deux (- 59 % pour Yquem). Les autres crus ont suivi, avec des baisses moins importantes (ils partaient de moins haut). But de la manoeuvre : avec des prix très attractifs, relancer un marché bloqué. Mais vendre moins cher 2008 que 2007 alors que le vin est supérieur, c'est admettre qu'on s'est un peu offert la tête du client avec les 2007 ! Équation pas facile à résoudre.


Treize à la douzaine. Certains crus ont donc décidé de faire un geste en direction de leur clients. Giscours va livrer ses 2007. Ils viennent d'être mis en bouteille. Le château offrira aux négociants du treize à la douzaine : une caisse plus une bouteille, comme pour les huîtres... Léoville-Poyferré fait encore plus fort en livrant quatorze bouteilles de 2007 pour douze achetées à tous ceux qui commandent du 2008. Une sorte de baisse camouflée. Elle devrait permettre aux négociants de proposer des prix plus compétitifs aux revendeurs et donc, in fine, aux consommateurs. Des décisions qu'une partie du milieu professionnel approuve et qu'une autre critique : "Si on commence comme cela, avec les acheteurs de la grande distribution, on n'a pas fini ! Tous les ans, ils vont demander une ristourne ou des caisses en plus", s'exclame un propriétaire. C'est pour cela que Jean Gautreau et John Kolasa ont choisi le devoir de réserve : "J'ai de la place, je préfère stocker mes 2008 et ne pas perturber mes acheteurs. On le vendra au fur et à mesure de la demande, sans obliger les négociants à s'engager. Il faut attendre que le marché s'éclaircisse...", dit encore Jean Gautreau. Cela peut prendre du temps. Celui nécessaire à "l'écoulage" des stocks. De ce point de vue, les foires aux vins de septembre pourraient être fort intéressantes pour les consommateurs. Les représentants de la grande distribution se sont faits très discrets à Bordeaux ce printemps. Peu ont acheté, et pas grand-chose. En revanche, on les dit assez présents chez les "soldeurs". C'est en effet bien tentant pour les enseignes de récupérer tout ce qui est bradé dans les millésimes précédents pour les offrir à bas prix lors des foires aux vins. Elles avaient débuté ainsi, avec le millésime 1984 vendu trop cher à la propriété et bradé ensuite... L'histoire se répète. Mais ces célébrités qui attirent regards et commentaires - les grands crus - ne sont pas tout à Bordeaux. Loin de là, puisqu'ils représentent à peine 5 % des volumes"

ARTICLE DU POINT

25 mai 2009

Prochain repas dégustation à Orléans


Une très belle série de vieux Bordeaux.

Comme d'habitude, nous débuterons par 2 champagnes : un Krug 1988 et un Selosse 1988. Un duel que j'attends avec impatience. La dernière bouteille de Selosse 1988 était magique, un Montrachet avec des bulles.

A suivre,
un chablis Blanchot 1983 de chez Raveneau et un Chevalier Montrachet 1989 des chez Leflaive donneront la suite.

Puis 4 Bordeaux :
- Château Latour à Pomerol 1982 pour introduire les 3 vins suivants.

- Château Haut Brion 1930 : un tout petit millésime très acide, j'attends ici un vin découverte.

- Château Cos d'Estournel 1921

- Château Montrose 1928

Renseignements par email : emmanuelpoulet@hotmail.fr ou par tel 06 62 37 02 98
Tarif : fourchette entre 280 et 380 Euros (cela dépendra du nombre de participants, maxi 10)

A boire




Foreau, Sec 1996.
Comme d'habitude, un vin complet.
Trevallon 1999.
La robe est évoluée. Le nez est marqué par des arômes de cassis. Le vin est bien équilibré sur la finesse. A boire.
Chassagne Montrachet, 1er Cru Morgeot 2006, Ramonet.
Un sacrilège de boire ce vin si jeune, je le trouve déjà agréable avec des notes très citronnées. L'acidité fera un beau vin dans ces 5/7 prochaines années

24 mai 2009

Vin à Vouvray


Les premiers jours de soleil arrivent avec ses moments de dégustation sur une terrasse ombragée.
Quelle magnifique soirée dans la campagne de Vouvray et des bouteilles du siècle passé encore mémorables.
Un commencement avec de vieilles bouteilles de Vouvray, toutes aussi magiques.

Une bulle 1922, un sec 1912 aux splendides arômes de truffe blanche. Un demi-sec 1966 en demi teinte car un peu trop marqué par le souffre.

A table, avec une belle viande de boeuf :

Gevrey Chambertin, 1er Cru, Lavaux St Jacques 2006, Philippe Pacalet.
Une robe très légère, un fruit net précis très pur. Un style d'un autre temps, toute la complexité d'un grand vin avec une grande densité en bouche. Un pinot noir comme je les aime.

Cornas, Chaillot 2006, Thierry Allemand.
Une cuvée de syrah bien trop jeune mais quel fruit superbe. J'aime beaucoup.

La conseillante 1999, Pomerol.
le vin manque de soyeux, à découvrir dans 20 ans.
Hermitage la Chapelle 1995, Jaboulet.
Le vin est fermé, un passage en carafe de 2 à 3 h aurait été indispensable.

Gazin 1950, Pomerol.
Une robe magnifique rubis, jeune. Le vin est subtil très fin.
Pour finir, un Vouvray Moelleux 1919. Une bombe de fruits rouges, caramel, noyau de cerise, truffe blanche. Un très grand vin.

13 avril 2009

Benjamin Wallace relate le scandale d'une vente aux enchères d'une bouteille de vin dont l'authenticité est mise en doute .
L'histoire de l'unique bouteille de vin de Bordeaux millesimée de 1787, un Château Lafitte, ayant appartenu au président américain Thomas Jefferson. Elle est désormais la propriété du fils de l'éditeur de magazines Malcolm Forbes qui l'a achetée aux enchères en 1985 pour la somme de 156.000 dollars.
Un cru dont on entendra sans doute beaucoup parler, mais qu'on ne risque pas de goûter !
"It was the most expensive bottle of wine ever sold.
In 1985, at a heated auction by Christie’s of London, a 1787 Chateau Lafite Bordeaux—unearthed in a Paris cellar and supposedly owned by Thomas Jefferson—went for $156,000 to a member of the Forbes family. The discoverer of the bottle was Hardy Rodenstock, a pop-band manager turned wine collector with a knack for finding extremely old and exquisite wines. But rumors about the bottle soon arose. Why wouldn’t Rodenstock reveal the exact location where it had been found? Was it part of a smuggled Nazi hoard? Or did his reticence conceal an even darker secret? Pursuing the story from London to Zurich to Munich and beyond, Benjamin Wallace offers a mesmerizing history of wine and of Jefferson’s wine-soaked days in France. Suspenseful, witty, and thrillingly strange, this is the vintage tale of what could be the most elaborate con since the Hitler diaries."

Artcurial


La galerie Artcurial présente jusqu'à la fin mois une exposition de pièces éditées à quelques exemplaires, dessinées par Matali Crasset et soufflées à la bouche en république Tchèque. Le vin a été l'inspirateur de ces créations conçues d'après l'archétype de la bouteille. Tantôt poétiques, tantôt humoristiques, ces objets quittent le statut de simples contenants pour être à l'image du vin, expansifs et bavards. Superbe !

06 avril 2009

Philippe Foreau, Domaine du clos Naudin

Des vins de grande gastronomie :
Sec 2007 : grande vivacité, très minéral, citron vert, un peu chaud au nez (effet millésime), à servir avec un carpaccio de Saint-Pierre.
Sec 1996 : truffe blanche, safran, agrumes, un chenin complexe à servir avec des Saint Jacques au beurre de safran.
Demi-sec 1980 : truffe blanche très marquée, fumé. Un vin patiné. Des vendanges sous la neige ont concentré le vin et l'acidité. Un accord avec un turbot rôti ou de la cusine thaï à base de gingembre.
Demi-sec 2007 : très agrumes le vin se referme, une sole à l'orange. Le vin est à redécouvrir dans 10 ans.
Demi-sec 1995 : le vouvray typique à boire en ce moment. Classique, sans défaut avec un équilibre général. Un beau foie de veau sera l'accord idéal
Demi-sec 1981 : nez un peu réduit (souffre), grillé, moka. Un vin qui accompagnera parfaitement des ris de veau.

Demi-sec 1996 : une grande bouteille, safran, épices. Le vin idéal du homard.

05 avril 2009

Chez josé

Un krug Private cuvée, millésime inconnue, niveau imparfait est une bouteille sublime. J'adore les vieux champagnes.

Pain grillé et truffe noire est un suberbe accord.

Bourgeil, Druet 1989 : ce vin rentre dans le classement des vins atypiques, très compliqué à reconnaître à l'aveugle. Un nez viandé, camphré, très chaud et une bouche équilibrée fine.

Château Palmer 1975 : un vieux bordeaux à boire, fin sans défaut mais un peu trop léger.

29 mars 2009

Dégustation à la maison



Une découverte des millésimes en "9"

Huet, le Haut Lieu 1959 : un vin toujours aussi parfait.

Anjou, Vignes des Blanderies 1999, Marc Angeli : parfois oxydée et d'évolution douteuse, cette bouteille est étonnante, complexe avec un nez exotique et une certaine amertume en bouche que l'on retrouve dans les grands Savennières.

Charmes-Chambertin, Dugat 1999 : vin dégusté à l'aveugle, floral, frais et complexe.

Gruaud Larose 1989 : un bordeaux classique et très réussi.

L'intru, Beaune Grèves 1990 1er Cru, Tollot Beaut : représentatif d'un millésime chaud, le vin a conservé une belle tenue.

02 mars 2009

Millésime 1999


Quelques très belles bouteilles de Bourgogne sur le millésime 1999:

Clos des Lambrays : fin, très agréable aujourd'hui.
Volnay, Clos des Chênes, Michel Lafarge : fermé et un peu austère. Le vin n'est pas encore épanoui, il me fait penser aux vins de la famille de Montille qui doivent être attendus 20 ans dans les grands millésimes.
Bonnes Mares, Potel : un vin bien élevé, rond et ouvert. Une bonne surprise.
Bonnes Mares, Pierre Bertheau : un domaine peu connu et pourtant. Sur ce climat, le vin est d'un grand naturel, complet.

13 janvier 2009

Quelques dégustations

Mazis-Chambertin 2005, Domaine Maume : bouteille géniale, un vin d'avenir dans le plus beau style de la Bourgogne traditionnelle. Un prix encore très accessible à 41 Euros.

Volnay, Les Taillepieds 1991, Domaine De Montille : le secret des vins des De Montille, le vieillissement. Le 1991 est très bien réussi au domaine, à boire en ce moment.
Meursault, Narvaux 2001, Coche Dury : dégusté face à un Teisson du même millésime de chez Roulot, le vin a une dimension supplémentaire, l'acidité est sublime voire surprenante en comparaison au vin de Roulot. J'ai adoré.


Pierre Benetière, Côte Rôtie, Cordeloux 2006 : un tout petit domaine qui travaille de manière artisanale, un Côte Rôtie naturel, assez typé bio. Une réussite proche des vins de chez Stephan dans le style.

12 janvier 2009

Grand repas à Orléans

10 janvier 2009
Un reveillon décalé, une très grande soirée.
Pour résumé:
Comme d'habitude, 2 bouteilles de Champagne l'une "jeune", l'autre "évoluée".
- Le millésime 1996 du vigneron Egly Ouriet (65 Euros) est tout simplement génial : acidité, épices, légère oxydation (noisettes, noix) qui amplifie la longueur en bouche.

- Krug 1964 (prix d'achat aux enchères : 362 Euros) : le champagne est vraiement devenu vin, dans le verre les bulles ont disparu pour revenir dans la bouche. Une couleur ambrée. Au nez, le vin est d'une grande fraîcheur avec des agrumes confits, des notes de tabac, de pommes cuites et de pralin. Tout simplement grandiose.
Pour l'entrée, j'ai préparé des Saint Jacques cuites dans leurs coquilles avec une tranche de truffe noire. Un accord splendide qui exige un vin évolué, le Corton Charlemagne du Domaine Bonneau du Martray dans le millésime 1992 dégusté en magnum a réalisé le challenge.
Pour la série suivante, sur la grosse côte de veau grillée à la cheminée, trois verres sont servis en même temps à l'aveugle :

Un vin de Bordeaux, un de la Provence et un de la Vallée de Loire, 3 régions, 6 cépages, un seul et même millésime, le 1990. C'est très intéressant, car j'ai choisi ces vins pour leur ressemblance sur des terroirs totalement différents. Seul à connaître les vins, je me rencontre que la découverte est difficile. Le vin du Provence est pris pour un Bordeaux, le vin de Loire pour une syrah du Rhône et le Bordeaux pour un vin de Loire, aussi annoncé à Bordeaux. Mes amis connaissent ma cave et cherchent en fonction, cela les induit en erreur.


Je leur conseille de revenir à leur premier avis et finalement le groupe s'approche de la vérité. Le millésime 90 est vite identifié.


Le vin de Provence, est un assemblage Syrah/Cabernet, Trevallon 1990 : le plus grand vin de la soirée, subtilité et élégance avec de la truffe noire, du bois de santal, des notes giboyeuses. Les annonces par mes amis : Palmer 1986, Palmer 1989, Jaboulet la Chapelle 1991 ...


Le vin de Loire, est un Clos Rougeard, "le Bourg, 1990 : un vin très épicé avec des notes de poivres, de fleurs séchées, de fourrure et de cuire. Très élégant avec une finale qui est plus courte que les autres vins . Les vins annoncés par mes amis : Chinon, Dioterie 1989, Côte Rotie Jamet 1991, Cheval Blanc 1995...


Le vin de Bordeaux est un Figeac 1990, très typé Bordeaux et délicieux.

Col d'orcia Montalcino Pascena



Vendange tardive de Muscat (100 % Moscato Bianco), non muté, un vin très liquoreux, exubérant, mais aussi subtile par ses notes de fruits secs (raisin de corinthe) et d'agrumes (mandarine).

Je le préfère jeune, il dégage alors toute sa puissance et sa fraîcheur.

04 janvier 2009

Livres lus

"Une promesse de Vin" de Georges Bardwil - Edition Minerva 2007


Un voyage au pays de la vigne et du vin à travers le visage de vignerons passionnés et passionnant (Sylvain Fadat, Thierry Allemand, Anselme Selosse, François Mitjaville, Claude Papin , Noel Pinguet...). Le vin est traité comme un partage, un moment autour d'une table, les vignerons délivrent alors leurs histoires. Un livre coup de coeur.
"Vignerons rebelles" de Jean Claude Ray - Edition Ellebore

Encore un livre qui nous fait voyager à travers des hommes et des femmes qui ont tourné le dos aux vins gonflés et standardisés. Une déception.



"Petit Lapaque des Vins de copains" Sebastien Lapaque


Si vous aimez la sélection des caves Augé ce livre est fait pour vous. Le livre n'est ni exhaustif, ni objectif. Certains diront même ses manques et ses partis pris. Toutefois, j'aime cette sélection de vins naturels : René jean Dard et François Ribo à Mercurol, Lenoir à Chinon, Valette à Chaintré, Courtois en Sologne, Puzelat à Cheverny, Pacalet à Beaune ou Prieure Roch à Vosne Romanée ...



"Vin bio mode d'emploi" de Jêrome Van Der Putt - Edition Jean Paul Rocher

La vérité du bio et de la bio-dynamie d'un point de vue technique, législatif, réglementaire. Très complet et surtout synthétique, il aborde tant le travail de la terre que le travaille de vinification. Un excellent guide.



"La mort du vin" de Raymond Dumay - Edition Poche

« Nous avons besoin du vin parce qu’il fertilise la plus féconde de nos zones d’ombre, la générosité. Il y a plein de zizanies autour de la pureté du vin et, en effet, à le regarder de près, le vin n’est pas plus pur que la vie. Mais, comme la vie, il est généreux jusqu’au délire. Des millions d’oeufs pour livrer une seule morue, des milliers de tonneaux de gros rouge pour un seul cru digne d’être nommé. Devant une telle prodigalité, la raison baisse les bras, mais l’amour ouvre les siens. Quand on n’aime pas trop, on n’aime pas assez"

Quelques photos d'un grand moment